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La grève limitée à 10 jours dans le cadre des droits syndicaux au Bénin

Par Georgine Motassi - 06/09/2018

La proposition de loi complétant la loi n°2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève au Bénin, a été adoptée en plénière le 4 septembre au Parlement.

 


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Selon la nouvelle loi, la durée de la grève au Bénin n’excèdera pas 10 jours dans une année. La Cour Holo avait déjà balisé le terrain. Après la polémique sur la première mouture de la loi sur le droit de grève retiré aux magistrats, les sages d’alors, avaient renvoyé aux députés leur copie. Selon la décision de la Cour, on ne peut interdire le droit de grève, tout au plus le recadrer. C’est ce qui vient d’être fait, avec la modification par les députés, mardi 4 septembre 2018, de la loi 2001-09 du 21 juin portant exercice du droit de grève en République du Bénin. En attendant la promulgation et le contrôle de constitutionnalité, on peut dire que, c’est fini les grèves perlées et intempestives. L’article 13 nouveau de la loi dispose en effet, que lorsque les conditions sont respectées, le droit de grève s’exerce dans une durée bien déterminée. Elle ne peut excéder dix jours au cours d’une même année. De même, la grève ne peut aller au-delà de sept jours au cours d’un même semestre, et deux jours au cours d’un même mois. Il est également précisé que quelle que soit la durée, la cessation du travail au cours d’une même journée est considérée comme un jour entier de grève. Contrairement au retrait proposé par certains, les députés ont apporté quelques modifications de taille à l’article 13 de la loi N°2001-09 du 21 juin 2002, portant exercice du droit de grève en République du Bénin. Certes, les dispositions du nouveau texte ne vont pas plaire à tout le monde. Il faut s’attendre, les jours à venir, à des protestations, et autres accusations viles et abjectes contre les députés, et contre le chef de l’Etat.

 

Pour les opposants, les lois votées au Parlement ces derniers temps, sont « scélérates ». Mais, c’est sans compter qu’il faut mettre dans la balance que, notre pays ne peut plus se permettre le luxe des longs mois sans travail, pendant lesquels la tension est à son paroxysme. Ce qui ne veut pas dire que les travailleurs ne doivent plus exiger leurs droits, ou l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Cela est un droit inaliénable. Cependant, les nombreux morts causés pour défaut de soins adéquats dans les hôpitaux pendant les grèves, ne sont plus tolérables. De la même façon, pour beaucoup, la baisse du niveau des élèves qui s’illustre par les faibles taux de réussite aux examens, est due, en partie, aux grèves récurrentes qui empêchent les enseignants d’administrer les notions requises sur la période nécessaire. Par ailleurs, on ne le dira jamais assez, un pays dont l’administration reste paralysée pendant de longs mois, aura du mal à prendre son essor économique.

 
MOTS CLES :  Grève   Droits   Loi   Syndicaux   Proposition 

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