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Pour sollicitation de distinction auprès du chef de l’Etat: Claude Quenum et Ibrahim Abdoulaye désapprouvés

Par Wilfrid Noubadan - 08/09/2014

Après la rencontre du chef de l’Etat avec les transporteurs, certains syndicats s’insurgent contre la gestion cavalière de leurs responsables.

 

Claude Quenum et Ibrahim Abdoulaye, de l’avis de beaucoup, s’arrogent des droits et des titres qu’ils n’ont pas. Sinon, pourquoi aller demander au Chef de l’Etat de les décorer. « C’est une faute professionnelle et une honte pour la corporation », dénonce François Djossou, Secrétaire général de la Centrale des organisations des conducteurs gros porteurs (Cocgp). Pour lui, toute décoration se mérite, et l’on n’a pas besoin de solliciter qui que ce soit. Pour le Sg de la Cocgp, beaucoup de problèmes plombent actuellement le secteur des transports au Bénin. Il dénonce aussi la proposition de « macaron » faite au chef de l’Etat par Claude Quenum et son compère. Selon, François Djossou, le « macaron » a été proposé à un atelier organisé en juillet 2012, au Conseil national des chargeurs du Bénin. L’objectif était de faciliter les transports sur le corridor ouest-africain. « Pourquoi Quenum et Abdoulaye devraient-ils s’arracher la paternité de cette proposition, et aller voir le chef de l’Etat ? Qui doit siéger dans le comité de gestion du macaron », s’interroge – il ? Il dénonce par ailleurs les magouilles dans la gestion de la charge à l’essieu.

 


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Pour le président Yayi Boni, toute décoration se mérite

« Les gens mentent au chef de l’Etat », déclare le syndicaliste. Selon lui, la charge à l’essieu est mal appliquée au Bénin, et a fait fuir les transporteurs étrangers. Par exemple, les Nigerians, malgré la proximité du Bénin, préfèrent fréquenter le port du Cameroun. Beaucoup de camions, ajoute-t-il, stationnent depuis plusieurs mois à Ekpè, faute de pouvoir payer les frais exorbitants de la charge à l’essieu. Or, précise François Djossou, le contournement d’Alédjo est fin prêt, et d’autres transporteurs étrangers vont rejoindre le Togo, au grand dam du Bénin. Ce qui constitue des pertes et des revenus en moins pour le Trésor public. « Le Bénin risque de perdre sa position stratégique », souligne le syndicaliste. En effet, la Banque mondiale finance une route de 500 km, de la Mauritanie à Arlit, au Niger. Cela éviterait aux transporteurs du Niger, de faire la longue route de 1000 km pour venir au Port de Cotonou. Face à toutes ces situations, la Centrale des organisations des conducteurs gros porteurs (Cocgp), appelle le chef de l’Etat à changer d’interlocuteurs, pour éviter que les caisses de l’Etat ne se vident complètement. « On ne peut pas mettre un pays à genoux comme cela », crie François Djossou

 
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