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Les juges de la Criet se lancent dans la traque des délinquants financiers

Par Georgine Motassi - 28/08/2018

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a été installée hier, lundi 27 août 2018, à la Cour d’appel de Cotonou.

 


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A l’occasion, le président de la Cour suprême, Ousmane Batako a introduit dans leur fonction respective, le Président de la Cour, Cyriaque Dossa et le Procureur spécial, Gilbert Ulrich Togbonon. Les prévaricateurs des deniers publics doivent se faire du souci actuellement. Comme le diable dans le bénitier. Ils seraient en train de se débattre pour échapper aux griffes de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Installés hier à Cotonou, les membres de la Cour ont reçu la lourde mission de limer les ongles auxcriminels économiques. La volonté du Chef de l’Etat de doter le Bénin d’un nouvel instrument de lutte contre les crimes économiques, l’impunité et le terrorisme, a été matérialisée par l’installation à Cotonou de Cyriaque Dossa et Ulrich Gilbert Togbonon respectivement dans leurs fonctions de Président et Procureur spécial de la Criet. L’instauration de la Cour est une initiative du gouvernement Talon qui, à travers la modification de la loi n°2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin, a créé ce nouvel outil de lutte contre la corruption et le terrorisme. Juste après la promulgation de la loi, le Conseil des ministres en sa séance du 25 juillet 2018, a procédé à la nomination des membres de cette Cour. Un mois après, les magistrats en charge de juger les fossoyeurs de l’économie nationale sont entrés dans la plénitude de leurs responsabilités. Or, après l’avènement de la loi portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes, l’ancien président de la République s’était dépêché de faire un message à la Nation.

 

Cet engagement est resté contre toute attente sans suite puisque la corruption s’est généralisée sous sa gouvernance au point de faire sombrer l’économie au dépend même de la marche verte qu’il a organisée pour jeter de la poudre aux yeux de la population. L’ère de professions de foi ou de déclarations d’intentions relève désormais du passé, car depuis le 06 avril 2016, cette lutte a du contenu et un visage. En effet, l’engagement du président Talon sur le front de la lutte contre la corruption et l’impunité montre que lorsque la volonté politique est présente, les lignes bougent et l’avènement de la Criet donne une dimension nouvelle à la lutte implacable engagée par le président Patrice Talon contre le fléau. La nouveauté et l’innovation au plan national constituent un pas de plus dans la lutte contre la prévarication des deniers publics.

 

Après avoir scandé la lutte contre la corruption lors de la campagne présidentielle, il a affiché sa volonté d’y mettre fin en luttant sans état d’âme contre le phénomène de la corruption lors de sa prestation de serment le 06 avril 2016. Il faut donc saluer le respect des promesses du candidat de faire de la lutte contre la corruption et l’impunité l’un des socles de son action à la tête du pays. La Criet connaîtra également les dossiers de blanchiment de capitaux, de financement du terrorisme et du terrorisme et de la cybercriminalité. En incluant les crimes relatifs au terrorisme, Patrice Talon tient compte des défis actuels pour moderniser et actualiser l’arsenal national de reddition de justice et de répression.

 

A travers l’installation de ses membres, la Criet troublera la quiétude des délinquants financiers surtout lorsqu’on évalue le travail abattu par le Procureur spécial, Gilbert Ulrich Togbonon, précédemment Procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme est une Cour pénale spéciale ayant une compétence nationale. Elle est chargée de la répression des crimes de terrorisme, des délits ou crimes à caractère économique tels que prévus par la législation pénale en vigueur ainsi que la répression du trafic de stupéfiants et des infractions connexes. Elle peut également constater une flagrance ou être saisie par un arrêt de renvoi de la commission d’instruction instituée par la loi qui la consacre.

 
MOTS CLES :  Traque   Délinquants   Financiers   Juges   Criet 

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