Madagascar prend les rênes de la SADC

Madagascar prend les rênes de la SADC : l’île prête à relever les défis de l’Afrique australe

Antananarivo, 6 août 2025 Madagascar s’apprête à jouer un rôle diplomatique de premier plan en assumant la présidence du Comité permanent des hauts fonctionnaires de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Au cours d’une cérémonie solennelle au Centre de Conférences Internationales d’Ivato, Eric Ratsimbazafy, le secrétaire général du ministère malgache des Affaires étrangères, a officiellement pris la succession de l’ambassadeur zimbabwéen Albert Ranganai Chimbindi.

Cet événement marque un tournant historique pour Madagascar, qui, en plus de cette nouvelle responsabilité, s’apprête à accueillir le 45ᵉ Sommet des chefs d’État de la SADC le 17 août. À cette occasion, le président Andry Rajoelina prendra la tête de l’organisation pour le mandat 2025-2026.

Cette passation de pouvoir intervient dans un contexte régional complexe. La SADC fait face à des défis majeurs tels que les crises post-électorales au Mozambique, l’insécurité persistante dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) et une insécurité alimentaire qui touche plus de 40 millions de personnes. Dans ce climat tendu, Madagascar, sous la houlette d’Eric Ratsimbazafy, ambitionne de renforcer l’intégration régionale et de promouvoir une vision fédératrice pour répondre à ces enjeux.

La SADC :Un agenda chargé pour un leadership malgache très attendu

 

La réunion des hauts fonctionnaires, qui a débuté hier à Antananarivo, a été l’occasion d’évaluer le Plan indicatif de développement régional (RISDP) 2020-2030, la feuille de route stratégique de la Vision 2050 de la SADC. Les discussions ont également porté sur la mobilisation de ressources financières pour les projets de développement en Afrique australe, un défi crucial pour une région encore très dépendante des financements internationaux. D’une part, Angele Makumbo N’Tumba, la secrétaire générale adjointe de la SADC, a insisté sur l’urgence de consolider l’unité régionale, tandis que d’autre part, Albert Chimbindi, en fin de mandat, a souligné les obstacles persistants, notamment en matière de transformation industrielle et de commerce intra-régional.

Pour Madagascar, qui célèbre cette année ses 20 ans d’adhésion à la SADC, cette présidence représente une formidable opportunité de renforcer sa stature diplomatique. Pour Eric Ratsimbazafy, c’est aussi l’occasion de démontrer les capacités logistiques et institutionnelles du pays. « Nous sommes déterminés à répondre aux attentes de la SADC et à positionner Madagascar comme un acteur crédible sur la scène régionale », a-t-il déclaré lors de la cérémonie, illustrant la nouvelle ambition de l’île.

 

Le Zimbabwe cède sa place en saluant les progrès réalisés

 

Le Zimbabwe, qui a assuré la présidence précédente sous la direction d’Emmerson Mnangagwa, a marqué des points dans la gestion des questions de paix et de sécurité, notamment via son implication dans la crise en RDC.  La SADC a salué Albert Chimbindi, figure centrale de cette présidence, pour son engagement à faire progresser le dialogue régional, malgré certaines critiques sur la situation politique interne au Zimbabwe. De plus, les membres de la SADC ont reconnu les efforts de Harare pour promouvoir l’innovation et la croissance économique, thème du 44ᵉ Sommet de la SADC en 2024, comme un socle solide pour les travaux à venir.

Madagascar inaugure sa présidence de la SADC en pleine turbulence géopolitique, déterminée à relever les défis régionaux et à redéfinir son rôle diplomatique en Afrique australe.
© Madagascar inaugure sa présidence de la SADC en pleine turbulence géopolitique, déterminée à relever les défis régionaux et à redéfinir son rôle diplomatique en Afrique australe.

Des préparatifs intenses pour un sommet sous les projecteurs

 

L’organisation du 45ᵉ Sommet, qui aura lieu dans moins de deux semaines, mobilise déjà les autorités malgaches. En effet, depuis avril, des délégations de la SADC travaillent en étroite collaboration avec les équipes d’Antananarivo pour garantir le bon déroulement de l’événement. Ce sommet, qui réunira les dirigeants des 16 pays membres, sera diffusé en direct sur les plateformes officielles de Madagascar et de la SADC, un élément qui souligne l’importance de cet événement pour la visibilité régionale de l’île.

 

Entre défis et espoirs : la présidence malgache à l’épreuve

 

En assumant ce rôle de leadership, Madagascar devra naviguer dans un paysage régional particulièrement tendu. En plus des crises sécuritaires, la région fait face à des incertitudes économiques, notamment autour de la reconduction de l’Accord sur la croissance et les opportunités en Afrique (AGOA), qui est essentiel pour plusieurs États membres. Cependant, le pays pourrait en profiter pour mettre en avant ses propres priorités, comme l’interconnexion énergétique ou l’adaptation au changement climatique, deux dossiers cruciaux pour l’avenir de l’Afrique australe.

Cette présidence malgache, en toile de fond, s’inscrit dans une volonté de repositionner le pays comme un acteur influent après des années de crises politiques internes. Ce sommet et ce nouveau rôle de leadership offrent à Madagascar une tribune unique pour démontrer sa capacité à fédérer et à innover.

 

L’île Rouge saura-t-elle écrire un nouveau chapitre pour la SADC ?

 

Les projecteurs se tournent désormais vers Antananarivo. Au-delà des enjeux immédiats, la SADC continuera de se concentrer sur des objectifs à long terme : l’industrialisation, la résilience climatique et la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). Avec Eric Ratsimbazafy à la barre du Comité permanent, Madagascar aura la lourde tâche de traduire ces ambitions en actions concrètes. La grande question est de savoir si l’île Rouge, après des années de retrait sur la scène internationale, saura transformer cette présidence historique en un levier pour un avenir plus intégré et prospère pour toute l’Afrique australe.

Quel sera l’impact de ce leadership sur la résolution des crises régionales qui menacent la stabilité et le développement de la SADC ?

L’Aude en proie aux flammes : un « ouragan » de feu dévaste les Corbières

Un incendie dévastateur ravage l’Aude : un mort, des milliers d’hectares réduits en cendres

 

Narbonne, 6 août 2025 Le sud de la France est en proie à une catastrophe sans précédent. Surnommé « l’ouragan Wildfire » sur les réseaux sociaux, un incendie d’une violence inouïe embrase le département de l’Aude, laissant derrière lui un paysage de désolation. Déclenché mardi après-midi près de Ribaute, dans le massif des Corbières, le sinistre a déjà consumé plus de 13 000 hectares, coûté la vie à une femme à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse et blessé neuf personnes, dont un civil grièvement atteint. Face à l’ampleur du désastre, plus de 1 800 pompiers et des moyens aériens exceptionnels luttent sans répit pour contenir les flammes, tandis que l’autoroute A9, axe vital vers l’Espagne, reste fermée.

Bilan tragique et scènes de chaos dans  l’Aude

 

Les conséquences de l’incendie sont effroyables. Attisé par un vent violent et une sécheresse persistante, le feu a progressé avec une rapidité fulgurante, ravageant garrigues, forêts de pins et vignobles. À Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, une femme a trouvé la mort dans sa maison, et une personne reste toujours portée disparue, selon la préfecture de l’Aude. On dénombre également neuf blessés, dont sept pompiers et deux civils, l’un d’eux dans un état critique. Sur LCI, Jean-Jacques Marty, président des maires ruraux de l’Aude, a témoigné du choc immense pour la population : « C’est apocalyptique, je ne sais pas si l’Aude s’en relèvera ».

 

Une mobilisation titanesque face à un brasier incontrôlable

 

Pour faire face à cet enfer, les autorités ont lancé une véritable course contre la montre. Près de 2 000 sapeurs-pompiers, soutenus par 400 véhicules et un arsenal aérien composé de neuf Canadair, cinq Dash et plusieurs hélicoptères bombardiers d’eau, combattent les flammes. Malgré ces moyens déployés, Rémi Recio, sous-préfet de Narbonne, a précisé que « le feu n’est ni maîtrisé ni fixé », en raison de conditions météorologiques défavorables, marquées par un vent de 40 km/h et une humidité extrêmement basse. Les rotations aériennes, interrompues de nuit, ont repris à l’aube et bénéficient de l’ensemble des moyens de la nation.

 

L’évacuation de villages entiers et la panique des habitants de l’Aude

 

La progression de l’incendie a semé la panique dans plusieurs communes, dont Lagrasse, Fabrezan, Tournissan et Coustouge. À Tournissan, les autorités ont évacué une trentaine de maisons, tandis que des habitants ont tenté en vain de protéger leurs jardins avec des tuyaux d’arrosage. À La Palme, les responsables ont vidé par précaution deux campings hébergeant environ 500 vacanciers. « On a vu les flammes arriver à une vitesse terrifiante », a raconté un habitant de Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, où le feu a détruit des maisons et une trentaine de véhicules. Pour aggraver encore la situation, la coupure d’électricité touche près de 2 500 foyers, plongeant les habitants dans un profond désarroi.

 

Un département sous la menace constante des feux

 

L’Aude, placée en vigilance rouge pour les feux de forêt par Météo-France, subit de plein fouet les conséquences d’une sécheresse prolongée et de températures élevées.  La disparition progressive des vignes, qui agissaient comme des coupe-feu naturels, a amplifié le sinistre. Malheureusement, ce n’est pas le premier incendie estival : un feu début juillet près de Narbonne avait déjà ravagé 2 000 hectares, le plus important depuis 1986. « On était à 300-400 hectares par an au début des années 2000 », a rappelé Jean-Paul Baylac, responsable des feux de forêt au SDIS de l’Aude, témoignant de l’augmentation alarmante des surfaces brûlées.

 

La réponse politique et l’écho du changement climatique

 

Face à la crise, le Premier ministre François Bayrou se rendra sur place ce mercredi après-midi pour évaluer la situation et soutenir les secours. Le président Emmanuel Macron a exprimé sa solidarité sur X, saluant l’engagement des pompiers et assurant que « tous les moyens de la Nation sont mobilisés ». La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a, pour sa part, souligné la gravité de la situation en comparant l’ampleur de ce sinistre à la totalité des surfaces brûlées en France en 2024, appelant à une prise de conscience face au changement climatique.

Une catastrophe écologique aux conséquences durables

 

Les panaches de fumée, visibles jusqu’en Espagne et captés par les satellites de la NASA, illustrent parfaitement l’étendue du désastre. La faune et la flore, déjà fragilisées par les incendies à répétition, subissent un coup dur. Marilyse Rivière, maire de Tournissan, l’a résumé d’une phrase poignante : « Nos paysages vont changer, il faudra s’adapter ». En attendant, la préfecture appelle la population à éviter le secteur pour ne pas entraver les opérations, à ne pas encombrer les lignes d’urgence et à respecter également les consignes de sécurité.

 

L’Aude face à son destin : un combat sans fin ?

 

Cet incendie, le plus destructeur de l’été 2025 en France, s’inscrit dans une vague de feux qui touche le sud du pays. Alors que les pompiers poursuivent leur combat acharné contre un brasier qui reste indomptable, la solidarité s’organise dans les villages pour accueillir les évacués. La question qui se pose désormais est de savoir si, face à un été qui s’annonce de plus en plus sous tension, le sud de la France pourra résister à la multiplication de ces « ouragans » de feu. Les autorités et les populations locales sont-elles prêtes à faire face à une menace qui semble désormais faire partie de leur quotidien ?

 

SUCOBE : de la faillite à l’espoir, un nouveau projet prend forme

Vers une renaissance industrielle sur les cendres de l’ancienne SUCOBE

 

Savè, 6 août 2025 — Un souffle nouveau se profile pour le département des Collines. L’ancien site industriel de la SUCOBE (Société sucrière de la Côte du Bénin), laissé à l’abandon, s’apprête à renaître sous la forme d’une nouvelle infrastructure industrielle. Cette initiative est le fruit d’une collaboration renouvelée entre le Bénin et le Nigéria.

L’annonce, faite par le président de la République lors d’un échange direct avec la jeunesse au Palais de la Marina, marque un tournant significatif dans la requalification économique de la région.

 

Un partenariat stratégique sur le point d’aboutir

 

Les négociations, en cours entre les deux pays copropriétaires du site, sont dans leur phase finale. Selon le chef de l’État, un accord devrait être trouvé d’ici deux mois. Pour preuve de cet engagement, les équipes techniques des deux nations ont déjà multiplié les visites sur le site de Savè. En fait, l’objectif est clair : transformer ce terrain, autrefois dédié à la production sucrière, en un nouveau pôle d’activités industrielles, adapté aux réalités économiques actuelles.

Tirer les leçons d’un échec passé pour mieux rebondir : Une reconversion durable pour l’avenir de Savè

 

Le président a ouvertement évoqué le passé, rappelant l’échec du projet initial de la SUCOBE, cofinancé par le Bénin et le Nigéria. En effet, deux opérateurs distincts ont pris en charge le site, sans parvenir à lui donner un rythme de croisière, le laissant sombrer peu à peu dans l’inactivité. Plutôt que de le considérer comme un échec définitif, les autorités y voient une occasion de redéfinir la vocation industrielle de la région.

 

« Ce n’est pas la filière sucre qui est incompatible avec la zone, mais les conditions qui n’ont jamais été réunies », a précisé le président. Le nouveau projet ambitionne de corriger ces lacunes en instaurant un cadre plus rigoureux et durable. Portée par une vision commune entre Cotonou et Abuja, cette initiative pourrait également réintégrer les actifs non-fonciers encore présents sur le site, en les adaptant aux exigences techniques et économiques d’aujourd’hui.

 

Savè tourne la page de la SUCOBE pour écrire un nouveau chapitre industriel

 

 

S’engageant personnellement dans ce processus, le chef de l’État a assuré que le chantier de reconversion démarrera avant la fin de son mandat. C’est une manière de rassurer les populations locales et la jeunesse, en leur garantissant que Savè retrouvera son statut de carrefour industriel.

En redessinant l’avenir industriel de Savè, le Bénin ne se contente pas de clore le dossier de la SUCOBE ; il en fait le prélude d’une nouvelle ère. La requalification du site ambitionne de faire émerger un moteur de développement régional, porté par la coopération, l’innovation et une confiance renouvelée. Mais quel sera le secteur industriel de prédilection ? La question reste en suspens, laissant entrevoir de multiples possibilités.

Le Bénin séduit le Ghana avec sa vitrine industrielle

Glo-Djigbé-Zè, le 6 août 2025 — Le cœur industriel du Bénin a vibré le mardi 5 août, au rythme d’une visite officielle venue du Ghana. Une délégation ministérielle conduite par Julius Debrah, directeur de cabinet du président ghanéen, s’est rendue sur le site de la Zone industrielle de Glo-Djigbé-Zè (GDIZ). En effet, cet espace est la vitrine de la transformation économique béninoise. Par ailleurs, cette immersion, orchestrée par Létondji Beheton, directeur général de la Société d’Investissement et de Promotion de l’Industrie (SIPI-Bénin), vise à initier un rapprochement stratégique autour des nouvelles politiques de valorisation des ressources locales.

 

La GDIZ, une vitrine qui fait le Ghana rêver

 

Lancé en 2020 en partenariat avec ARISE IIP, le projet GDIZ symbolise le changement de cap industriel du Bénin. Il s’agit de passer d’un pays exportateur de matières premières à une nation bâtisseuse de chaînes de valeur locales. Ce pari est devenu réalité, puisque les responsables ghanéens ont pu mesurer le dynamisme d’un écosystème où textile, céramique, agrotransformation et haute technologie se croisent. Ce mélange façonne l’économie de demain dans les halls d’usine et les ateliers de filature.

La délégation a également exploré les installations publiques intégrées à la zone. Il s’agit d’un modèle de fluidité administrative destiné à accompagner les investisseurs dans leurs démarches. L’une des haltes les plus marquantes fut la visite des lignes de confection textile, où des maillots destinés à la FIFA côtoient des habits pour de grandes marques internationales.

Le Bénin inspire le Ghana et l’Afrique de l’Ouest

 

À l’issue de cette visite, le ministre ghanéen de l’Intérieur, Muntaka Mubarak, n’a pas caché son admiration. « Ce qui se construit ici est remarquable. L’efficacité, le dynamisme des jeunes employés, la modernité des équipements… tout cela en seulement quatre années, c’est un signal fort. Nous sommes venus parce que le Ghana souhaite bâtir un modèle similaire, et la GDIZ nous offre une source d’inspiration concrète », a-t-il déclaré.

Cette initiative ne fait que renforcer l’ambition béninoise de devenir un pôle régional de production et d’innovation industrielle. Pour le Ghana, elle pourrait bien déclencher aussi  la mise en œuvre d’une zone sœur, appuyée par des partenariats techniques bénino-ghanéens.

 

Vers une coopération économique à haute valeur ajoutée

 

Autour des figures du commerce, de la défense et de l’investissement, les membres de la délégation ont affiché leur intérêt pour le modèle de gestion intégré proposé par la GDIZ. L’initiative « 24 Hour Economy », portée par Accra, pourrait ainsi s’inspirer des cycles de production béninois pour structurer ses futures politiques industrielles.

Glo-Djigbé-Zè s’impose désormais comme un laboratoire de croissance africaine, capable de fédérer des ambitions et d’aimanter des investissements autour de valeurs communes : innovation, emploi, souveraineté industrielle.

Le Ghana sera-t-il le premier d’une série de pays africains à s’inspirer de cette réussite ?

Bohicon – Abu Dhabi : vers un pacte municipal

Diplomatie locale en action — Bohicon et les Émirats Arabes Unis explorent une nouvelle ère de coopération décentralisée

Cotonou, mardi 5 août 2025 — Une rencontre stratégique s’est tenue au siège de l’ambassade des Émirats Arabes Unis au Bénin, entre Son Excellence Mohammed Saeed Al Kaabi, ambassadeur émirati, et Son Excellence Rufino d’Almeida, maire de la ville de Bohicon. Cet échange s’inscrit dans une dynamique de dialogue renforcé entre les deux parties, autour des perspectives de collaboration et des opportunités de développement à l’échelle locale.

 

Vers un jumelage inédit : Bohicon se tourne vers les Émirats arabes unis

 

Dans une atmosphère empreinte de cordialité et d’ouverture, les deux responsables ont salué la qualité des relations bilatérales existantes, portées par les visions convergentes de Son Excellence le Président Patrice Talon et de Son Altesse Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan. D’ailleurs, l’ambassadeur a tenu à souligner l’engagement des autorités béninoises en faveur de la décentralisation, du renforcement des institutions locales et de la modernisation des services publics.

La gouvernance numérique au cœur des discussions

 

Le diplomate émirati a mis en lumière le potentiel d’une coopération ciblée dans des domaines clés tels que l’aménagement urbain, la gouvernance numérique et la gestion municipale. Il a d’ailleurs salué les efforts de la commune de Bohicon pour améliorer ses performances institutionnelles.

Pour sa part, le maire Rufino d’Almeida a exprimé sa gratitude pour le soutien humanitaire et les initiatives de développement menées par les Émirats au Bénin. Par la suite, il a manifesté un vif intérêt pour les solutions émiraties en matière de gestion locale, et a proposé l’établissement d’un jumelage entre Bohicon et plusieurs villes émiraties, dans l’optique de stimuler les échanges d’expertise et d’impulser des projets durables.

 

Une collaboration prometteuse en marche

 

Les deux délégations ont convenu de maintenir un rythme soutenu de concertation et d’envisager des visites croisées dans les mois à venir, dans le but de concrétiser les axes de collaboration esquissés et de renforcer les liens entre leurs communautés.

En somme, cette rencontre marque un pas décisif vers une diplomatie de proximité, où les enjeux du développement local s’invitent au cœur des relations bilatérales. À travers la volonté commune d’agir pour les collectivités, Bohicon et les Émirats Arabes Unis ouvrent la voie à une coopération ancrée dans la réalité des territoires et tournée vers des partenariats durables.

Banikoara : la cheffe d’arrondissement évincée après rupture politique

Séisme politique à Banikoara : La cheffe d’arrondissement destituée après sa rupture avec son parti !

 

Banikoara, 4 août 2025 – Ce lundi, un vent de changement a soufflé sur l’arrondissement central de Banikoara. Suzanne Élise Tama, cheffe de cette circonscription depuis 2020, a été destituée de ses fonctions à l’issue d’un vote de défiance sans appel. Ce bouleversement, consécutif à sa rupture avec le parti Union Progressiste Le Renouveau, marque un tournant dans la gestion communale. En effet, ce geste politique, bien plus qu’une formalité, exprime les tensions vives et les attentes pressantes d’une communauté en quête de cohésion et de confiance.

 

Un verdict implacable : 28 conseillers contre la cheffe d’arrondissement

 

Réunis ce 4 août 2025, les conseillers communaux de Banikoara ont scellé le sort de Suzanne Élise Tama. Le verdict est sans équivoque : sur les 31 élus présents, 28 ont voté en faveur de son éviction, trois s’y sont opposés, et aucun n’a opté pour l’abstention. Par ailleurs, ce résultat, d’une clarté implacable, met fin à cinq années de leadership de Mme Tama, récemment marquées par des remous politiques. La décision, prise dans un climat de gravité, traduit une fracture profonde au sein de l’équipe dirigeante.

 

Le fil de la confiance rompu : Une rupture politique à l’origine de la crise

 

Le 5 juillet dernier, Suzanne Élise Tama avait secoué l’échiquier politique local en annonçant son retrait du parti Union Progressiste Le Renouveau, invoquant des motifs personnels. Malgré cela, elle avait exprimé son souhait de conserver son rôle de cheffe d’arrondissement. Cette démarche a rapidement suscité une vague de méfiance, qui s’est cristallisée par une pétition signée par 29 conseillers communaux. Ces derniers, pointant une « crise de confiance » manifeste, ont jugé que son maintien à la tête de l’arrondissement n’était plus tenable.

 

Leçon de gouvernance : La démocratie locale à l’épreuve de la cohésion

 

Ce vote de défiance, au-delà de son impact immédiat, s’inscrit dans une dynamique de responsabilité politique. Il illustre également  la volonté des élus de Banikoara de restaurer une harmonie au sein de la gestion communale, à un moment où l’unité est essentielle pour répondre aux aspirations des habitants. Ce rituel, bien que marqué par une rupture, incarne le fonctionnement démocratique d’une commune déterminée à avancer, rappelant que la légitimité ne se décrète pas mais se construit et s’entretient au quotidien.

 

Un nouveau chapitre s’ouvre : Banikoara face à l’incertitude et à l’espoir

 

En somme, la destitution de Suzanne Élise Tama, qui avait pris les rênes de l’arrondissement central en 2020, ferme une page de l’histoire locale. Son départ, acté dans un contexte de tensions, ouvre la voie à une nouvelle étape pour Banikoara, où les défis de gouvernance et de cohésion devront être relevés par une nouvelle figure. Ce moment, aussi difficile soit-il, rappelle l’importance de la confiance mutuelle dans la conduite des affaires publiques, et place désormais la commune devant un choix crucial pour son avenir : surmonter les divisions pour retrouver la stabilité et la prospérité.

Santé : Cotonou et Ottawa renforcent leur alliance pour le bien-être des Béninois

Santé au Bénin : Le Ministre Hounkpatin et l’Ambassadrice du Canada scellent une alliance stratégique

 

Cotonou, 4 août 2025 – Ce lundi, le professeur Benjamin Hounkpatin, Ministre de la Santé du Bénin, a accueilli Son Excellence Mme Guthrie, ambassadrice du Canada, pour une discussion stratégique au cœur de la coopération bilatérale. Dans une ambiance d’échanges fructueux, les deux parties ont célébré les avancées majeures du système sanitaire béninois, tout en explorant de nouvelles pistes pour renforcer les liens entre les deux nations. Par ailleurs, ce rituel diplomatique, loin d’être une simple formalité, incarne l’élan commun pour améliorer la santé des populations, avec un accent particulier sur les domaines clés de la reproduction et du bien-être communautaire.

 

Le Bénin, champion de la santé : Des progrès salués par le Canada

 

Au centre des discussions, les progrès impressionnants réalisés par le Bénin dans le domaine de la santé ont été mis en lumière. En effet, le Ministre Hounkpatin a souligné les avancées significatives en matière de santé sexuelle et reproductive, ainsi que les efforts pour renforcer les soins au plus près des communautés. De son côté, l’ambassadrice Guthrie a réaffirmé l’engagement du Canada à soutenir ces initiatives, saluant également la détermination du Bénin à offrir des services de santé accessibles et de qualité à ses citoyens.

Cotonou-Ottawa : Une alliance forte pour une santé béninoise renforcée

 

La rencontre a également permis d’explorer de nouvelles opportunités de collaboration entre Cotonou et Ottawa. Cette alliance, tissée au fil des années, vise à amplifier l’impact des programmes de santé publique au profit des populations béninoises. À cet égard, les discussions ont porté sur des projets concrets, visant à renforcer les infrastructures sanitaires et à promouvoir des initiatives communautaires, dans une logique de développement durable et inclusif.

 

Vers un avenir plus sain : Le Bénin et le Canada bâtissent l’espoir ensemble

 

Cette audience, bien plus qu’un échange protocolaire, symbolise une volonté partagée de faire de la santé un levier de progrès social. En réunissant le Bénin et le Canada autour de priorités communes, elle pave la voie à une coopération renforcée, porteuse d’espoir pour des communautés en quête de mieux-être. Ce dialogue de haut niveau, tenu ce lundi, est une promesse d’un avenir où la santé reste au cœur des ambitions nationales et internationales, jetant les bases d’un partenariat solide et durable pour le bien-être des Béninois.

Bénin : Sœur Théophane, veuve d’Albert Tévoedjrè, s’éteint à 95 ans

 Sœur Théophane, veuve d’Albert Tévoedjrè, s’éteint à 95 ans, laissant derrière elle un héritage de foi et d’engagement

 

Porto-Novo, 4 août 2025 – Dans la matinée du dimanche 3 août 2025, une figure discrète mais emblématique du Bénin, Sœur Théophane, s’est éteinte paisiblement à l’âge de 95 ans au Centre Hospitalier Universitaire Départemental de l’Ouémé-Plateau (CHUD-OP) à Porto-Novo. Hospitalisée pour des soins, la veuve du professeur Albert Tévoedjrè, personnalité marquante de l’histoire politique  béninoise, a rejoint son époux, décédé en 2019, laissant un vide dans le cœur de ceux qui l’ont connue. De fait, son départ marque la fin d’une vie dédiée à la spiritualité, à l’accompagnement de son illustre mari et à l’engagement pour des causes humanitaires.

 

Une vie de foi et de combats : L’héritage discret d’Isabelle Ekue

 

Née Isabelle Ekue, Sœur Théophane a choisi ce nom religieux en écho à son profond engagement spirituel, une valeur qu’elle partageait avec son époux, le professeur Albert Tévoedjrè, connu sous le nom spirituel de « Frère Melchior ». Ce couple, uni par la foi et une vision commune de service, a marqué l’histoire du Bénin par son dévouement à des causes sociales et éducatives. En outre, Isabelle, professeure de lettres de formation, s’était illustrée par son combat acharné contre les pratiques traditionnelles néfastes, notamment l’excision, une cause qui lui tenait particulièrement à cœur. Son militantisme discret mais déterminé a inspiré de nombreuses initiatives au sein des communautés béninoises.

 

Un duo légendaire : L’ombre et la lumière du « Renard de Djrègbé »

 

La disparition de son époux en 2019 avait profondément affecté Sœur Théophane. Albert Tévoedjrè, surnommé le « Renard de Djrègbé », était une figure incontournable du Bénin post-indépendance. Intellectuel brillant, écrivain et homme politique, il avait occupé des postes clés, tels que ministre de l’Information de 1960 à 1963, et s’était distingué par ses contributions dans les domaines de l’éducation, de la diplomatie et de la paix en Afrique. Cependant, sa veuve, bien que moins exposée médiatiquement, a joué un rôle essentiel à ses côtés, soutenant ses initiatives tout en menant ses propres combats.

 

Par exemple, Sœur Théophane a incarné une force tranquille aux côtés d’Albert Tévoedjrè, un homme d’exception. Épouse et partenaire, elle a contribué à l’organisation de nombreux événements, notamment la première rencontre interafricaine d’Emmaüs en 1989, accueillie au Refuge du Pèlerin à Porto-Novo, un lieu symbolique pour le couple. Sa foi catholique, héritée d’une éducation rigoureuse, et son engagement humanitaire ont fait d’elle une figure respectée, bien que souvent dans l’ombre de son mari.

 

Adieu à une grande dame : Porto-Novo salue un modèle de résilience

 

Le décès de Sœur Théophane au CHUD-OP, un établissement en constante modernisation grâce aux efforts du gouvernement béninois, a suscité une vague d’émotion à Porto-Novo et au-delà. Le centre hospitalier, qui s’apprête à accueillir un scanner de pointe dans les mois à venir, a été le théâtre des derniers instants de cette femme dont la vie a été un modèle de résilience et de générosité. Dès lors, les hommages affluent, saluant son rôle de pilier familial et son dévouement à des causes sociales.

 

L’héritage impérissable de Sœur Théophane : Une flamme qui continuera de guider le Bénin

 

Dans le sillage des hommages, l’engagement de Sœur Théophane et du professeur Tévoedjrè demeure une source d’inspiration vivante. Leur engagement commun pour l’éducation, la paix et la justice sociale continue d’inspirer les générations actuelles et futures. En somme,  Porto-Novo rend hommage à une figure exemplaire, dont l’engagement discret mais constant a laissé un héritage de service et d’humanité qui continue d’inspirer.

La CENA change de décor pour mieux orchestrer 2026

Bénin : la CENA s’offre un nouveau départ à Cadjèhoun pour les élections de 2026

 

Cotonou, 4 août 2025 – À l’aube des élections générales de 2026, la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) s’apprête à tourner une page de son histoire en quittant son siège historique de Xwlacodji. Désormais, l’institution posera ses valises à Cadjèhoun, à deux pas de la Société de Radiodiffusion et de Télévision du Bénin (SRTB). Ce déménagement, bien plus qu’un simple changement d’adresse, symbolise l’ambition du Bénin de doter son organe électoral d’un cadre modernisé pour relever les défis des scrutins à venir. En effet, ce rituel de transition incarne une volonté claire de renforcer l’efficacité et la crédibilité de l’institution à un moment clé de la vie démocratique du pays.

 

Cadjèhoun : La CENA s’offre un lifting pour des scrutins optimaux

 

Dans les jours à venir, la CENA prendra ses quartiers dans un bâtiment entièrement rénové, autrefois occupé par l’Institut de Formation Sociale, Économique et Civique (INFOSEC). Entièrement repensé et équipé, ce nouvel espace offre des conditions optimales pour le personnel chargé d’organiser les élections. Ce choix stratégique reflète l’engagement des autorités béninoises à doter l’institution d’un environnement propice à la gestion rigoureuse et transparente des processus électoraux, garantissant ainsi une meilleure performance.

 

2026 en ligne de mire : Talon accélère la modernisation de l’appareil électoral

 

Ce déménagement, orchestré sous l’impulsion du président Patrice Talon, s’inscrit dans une vision plus large : celle d’améliorer considérablement les conditions de travail des équipes de la CENA à l’approche des élections générales de 2026. En modernisant ces infrastructures, le gouvernement vise à renforcer l’efficacité opérationnelle de l’institution, garante de la régularité des scrutins législatifs et communaux prévus dès janvier prochain. Par conséquent, ce geste traduit une volonté affirmée de consolider la confiance des citoyens dans le système électoral béninois.

 

Un emplacement symbolique : La CENA ancre son renouveau au cœur de l’information

 

Le choix de Cadjèhoun, à proximité immédiate de la SRTB, n’est pas anodin. Cette localisation centrale facilite non seulement l’accès et la coordination avec d’autres institutions clés, mais marque également une rupture franche avec l’ancien siège de Xwlacodji. Le bâtiment réhabilité, désormais adapté aux besoins modernes, devient un puissant symbole de renouveau pour une institution appelée à jouer un rôle pivot dans la démocratie béninoise.

 

Un pas de géant vers une démocratie renforcée : Le Bénin prêt pour 2026 !

 

Ce déménagement n’est pas qu’une simple opération logistique ; il incarne l’aspiration profonde du Bénin à une gouvernance électorale toujours plus performante et transparente. En offrant à la CENA un cadre à la hauteur de ses ambitions et des enjeux démocratiques, les autorités posent les bases d’un processus électoral fluide et intègre pour 2026. Ce rituel de transition, bien que discret, est un pas décisif vers une démocratie renforcée, signifiant clairement que le Bénin est prêt à relever les défis de demain, avec une CENA plus forte et plus efficace au service de ses citoyens.

Élections 2026 : l’ANIP digitalise le vote citoyen

Élections 2026 : le Bénin digitalise le vote, un clic pour chaque citoyen

 

Cotonou, 4 août 2025 À l’approche des élections générales de 2026, l’Agence nationale d’identification des personnes (ANIP) déploie une panoplie d’outils numériques pour simplifier la participation électorale. Désormais, les Béninois peuvent, d’un simple clic ou d’un code USSD, consulter leur bureau de vote, demander un changement de centre ou commander des documents d’identité. En effet, ce rituel de modernisation, qui marie technologie et inclusion, vise à rendre le processus électoral plus fluide et accessible, tout en répondant aux besoins d’une population en constante mobilité.

 

Votre vote à portée de main : les applications ANIP révolutionnent l’accès

 

L’ANIP a lancé des applications web et mobiles, disponibles sur iOS (https://apps.apple.com/fr/app/anip-bj/id6746857239) et Android (https://play.google.com/store/apps/details?id=bj.anip.eservice), permettant aux citoyens de gérer leur parcours électoral en toute autonomie.  Par ailleurs, ces outils offrent la possibilité de retrouver son Numéro Personnel d’Identification (NPI), de vérifier son centre de vote ou de solliciter un transfert vers un autre bureau. Mieux encore, ils permettent de commander des pièces d’identité et de s’assurer de leur authenticité, renforçant ainsi la fiabilité du système d’état civil.

 

Inclusion numérique : le code USSD *151#, le pont vers tous les électeurs

 

Pour ne laisser personne sur le bord du chemin numérique, l’ANIP a introduit le code USSD *151#, accessible sans smartphone ni connexion internet. Ce portail, véritable pont vers l’inclusion numérique, permet aux citoyens, même dans les zones reculées, d’accéder aux mêmes services que ceux offerts par les applications mobiles. Cette initiative traduit ainsi l’ambition de l’ANIP de démocratiser l’accès aux droits électoraux, en s’assurant que chaque Béninois, quel que soit son équipement ou son lieu de vie, puisse participer activement aux scrutins à venir.

 

Mobilité et flexibilité : L’ANIP s’adapte aux Béninois en mouvement

 

Comme l’a souligné Serge Nonvignon, membre de la cellule de communication de la Présidence, les nouvelles fonctionnalités prennent pleinement en compte la réalité des citoyens en mouvement. Une option inédite permet en effet de déclarer une résidence principale et une résidence secondaire, offrant ainsi une flexibilité accrue pour choisir un centre de vote adapté. Cette mesure, spécifiquement conçue pour les populations nomades ou fréquemment en déplacement, vise à garantir que la mobilité ne soit plus un frein à l’exercice du droit de vote.

 

La diaspora connectée : le vote des Béninois de l’étranger simplifié

 

Pour les compatriotes résidant à l’étranger, l’ANIP renforce l’interconnexion avec le Registre des Béninois de l’étranger. Grâce à cette interopérabilité cruciale, les citoyens immatriculés dans les ambassades ou consulats pourront demander un transfert de leur bureau de vote vers leur pays de résidence. Cette avancée majeure facilite l’inclusion des diasporas dans le processus électoral, un enjeu clé à l’approche des élections législatives et communales de janvier 2026.

Ce déploiement technologique s’inscrit donc comme un pilier essentiel dans la préparation des échéances électorales de 2026, qui débuteront avec les scrutins législatifs et communaux. En modernisant l’accès aux services électoraux, l’ANIP pose les bases d’une participation citoyenne massive et transparente, tout en consolidant la confiance dans les institutions. Finalement , ce rituel numérique, bien plus qu’une simple innovation, est une invitation retentissante à chaque Béninois à prendre part activement à la construction de l’avenir démocratique de la nation, marquant une ère où la technologie et l’inclusion se rejoignent pour renforcer la démocratie.