C’est le rendez-vous qui pourrait sceller la trajectoire politique du Bénin pour la prochaine décennie. Ce samedi 21 mars 2026, le Palais des Congrès de Cotonou s’apprête à vibrer au rythme de l’investiture de Romuald Wadagni. Le candidat de la mouvance présidentielle y dévoilera son projet de société : « Plus Loin, Ensemble ». Un titre qui sonne comme une promesse de continuité, mais aussi de dépassement.
Un baptême du feu pour le « Technocrate d’Or »
Après dix années passées à redresser les finances publiques sous l’aile de Patrice Talon, l’actuel Ministre d’État change de costume. Pour ce grand oral, Wadagni doit relever un défi de taille : transformer son image d’expert rigoureux en un leader charismatique capable de fédérer les masses.
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Le choix du Palais des Congrès n’est pas anodin. C’est dans ce lieu chargé d’histoire que le dauphin désigné va tenter de convaincre les Béninois que la rigueur budgétaire peut également rimer avec prospérité sociale.
« Plus Loin, Ensemble » : une vision
Si le contenu exact du programme reste jalousement gardé jusqu’à samedi, les premières indiscrétions révèlent une stratégie en deux temps : consolider l’héritage en poursuivant les grands chantiers d’infrastructures et la modernisation de l’économie engagée depuis 2016, puis accélérer sur le plan social, avec le mot “Ensemble” comme signe d’une volonté d’inclusion renforcée, visant à réduire les inégalités et à placer l’humain au cœur de la croissance.
Un examen à deux visages
L’élection du 12 avril prochain s’annonce singulière. Avec l’absence du parti « Les Démocrates » de la course officielle — suite au rejet de leur candidature par les instances électorales —, Romuald Wadagni se retrouve face à Paul Hounkpè.
Par conséquent, l’enjeu de ce samedi dépasse la simple présentation d’un catalogue de mesures. Pour le camp présidentiel, il s’agit de légitimer une succession dans un contexte de forte tension politique et de répondre aux appels au boycott qui circulent sur les réseaux sociaux.
Ainsi, en lançant sa campagne sous le signe de l’unité « Ensemble », Wadagni tente de désamorcer les critiques sur une gouvernance jugée trop verticale. Le succès de son rassemblement ce samedi donnera le ton d’une campagne où chaque mot comptera, entre la nécessité de rassurer les partenaires internationaux et celle de convaincre un électorat en quête de mieux-être.



