À l’approche de la présidentielle béninoise, la tension monte d’un cran. Alors que des visuels appelant au boycott inondent la toile, le principal parti d’opposition, « Les Démocrates », sort les griffes. Entre manipulation numérique et guerre de communication, décryptage d’une offensive numérique aux visées politiques.
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Le spectre du sabotage numérique
C’est une onde de choc qui traverse les états-majors politiques à Cotonou. Depuis quelques jours, des affiches numériques, reprenant avec une précision chirurgicale la charte graphique et le logo du parti Les Démocrates, circulent massivement sur WhatsApp et Facebook. Le message est radical : un appel pur et simple à bouder les urnes.
Pourtant, la réalité interne au parti est tout autre. Par la voix de son Secrétaire national à la Communication, le Dr Guy Dossou Mitokpè, la formation politique dénonce une manœuvre frauduleuse. Il ne s’agirait pas d’une crise interne, mais bien d’une tentative d’intoxication visant à semer la confusion chez les électeurs.
Une riposte institutionnelle immédiate
Face à ce qu’il qualifie de « grossière manipulation », le parti a choisi de recadrer le débat avec fermeté, en affirmant qu’aucune instance officielle n’a validé les appels au boycott, en rappelant que ses décisions ne se prennent pas sur les réseaux sociaux mais au sein de ses organes de direction, et en invitant ses militants à ignorer ces « bruits de couloir » numériques pour rester concentrés sur les véritables enjeux.
« C’est une usurpation flagrante de nos attributs. « Nous mettons en garde les auteurs de ces actes qui visent des objectifs inavoués », martèle la direction du parti dans un communiqué officiel ce 18 mars.
L’attente d’une ligne de conduite officielle
Si le parti rejette fermement le boycott pour l’instant, la question de sa stratégie finale reste en suspens. Pour l’heure, la Coordination nationale et le Conseil national sont en conclave, avec un objectif précis : définir une feuille de route claire pour son soutien au parti FCBE lors de la présidentielle à venir.
En adoptant cet angle de défense, Les Démocrates cherchent non seulement à préserver leur image, mais aussi à éviter une démobilisation de leur base électorale qui profiterait au camp adverse. Au Bénin, la lutte contre les fake news s’impose désormais comme le nouveau champ de bataille politique.



