En ce début d’année 2026, le sommet de la hiérarchie militaire béninoise change de dimension. Ce lundi 5 janvier, une cérémonie solennelle a marqué la promotion de deux figures centrales des Forces Armées Béninoises (FAB). Entre enjeux sécuritaires au Nord et loyauté aux institutions, ce passage de grades est loin d’être une simple formalité administrative.

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Des promotions au sommet de la stratégie
L’esplanade du ministère de la Défense a servi de cadre à un événement historique pour la carrière de deux officiers d’exception. En effet, sous le regard attentif du gouvernement, conduit par le Ministre d’État Romuald Wadagni, les attributs ont été officiellement remis.
Le Chef d’État-Major Général, Fructueux A. Gbaguidi, entre dans le cercle très fermé des hauts gradés en devenant Général de Corps d’Armée. Ses épaulettes arborent désormais quatre étoiles dorées, symboles d’une autorité et d’une expérience confirmées sur le terrain comme dans les sphères diplomatiques.
À ses côtés, une autre figure clé de la sécurité présidentielle monte en grade : le Colonel-Major Dieudonné Tévoèdjrè, actuel Commandant de la Garde républicaine, a été promu Général de brigade. Avec deux étoiles à son actif, il confirme son rôle essentiel dans le dispositif de protection des institutions.

La loyauté comme rempart contre l’instabilité
La cérémonie, présidée par le Ministre délégué à la Défense, Alain Fortunet Nouatin, a pris une résonance particulière. Au-delà des félicitations d’usage, le ministre a tenu à envoyer un message de fermeté et de rappel à l’ordre républicain.
En évoquant la récente tentative de coup d’État avortée, le Ministre Nouatin a martelé que personne ne doit considérer la stabilité institutionnelle comme acquise. Dans un contexte régional où l’instabilité bouscule parfois les ordres constitutionnels, ces promotions récompensent avant tout la rigueur et la fidélité absolue au Président Patrice Talon et aux lois de la République.
Un bouclier face aux menaces du Nord
Si ces nominations renforcent la cohésion interne, elles répondent aussi à une urgence opérationnelle. Le Bénin fait face à une pression sécuritaire constante à ses frontières septentrionales, marquées par la menace terroriste.
Le Général Gbaguidi, ancien enfant de troupe et fin connaisseur des missions de maintien de la paix, ainsi que le Général Tévoèdjrè, reconnu pour son sens du devoir, ont désormais une mission claire : piloter la riposte contre l’insécurité tout en garantissant que l’armée reste le socle inébranlable de la démocratie béninoise.

Deux parcours, une même rigueur
Ces deux officiers partagent un point commun : ils sont issus des écoles d’enfants de troupe, véritables pépinières de l’élite militaire. Leur ascension est le fruit d’un parcours sans faute, alliant commandement de terrain (Armée de terre, Garde républicaine) et vision stratégique.
En recevant leurs casques étoilés, ces deux chefs militaires acceptent une charge accrue. La Nation ne leur demande pas seulement de commander des hommes, mais de protéger un héritage : celui d’un Bénin stable dans une région en quête de repères.
Perspectives et enjeux pour 2026
En somme, l’élévation de ces officiers intervient quelques jours seulement après la décision du Conseil des ministres du 26 décembre dernier. Elle lance un signal fort pour l’année 2026 : l’armée béninoise se modernise, se structure et se prépare à relever des défis de plus en plus complexes, avec à sa tête des chefs aguerris et résolument républicains.




