Eco et BusinessTech




Forger le Future : Le camp d’innovation low-tech de Porto-Novo réinvente la simplicité

Dans l’enceinte vibrante de Porto-Novo, capitale du Bénin où les marchés bruissent de vie et les ruelles résonnent d’histoire, une…

À Porto-Novo, de jeunes innovateurs ont créé des solutions low-tech durables lors d'un camp de deux semaines organisé par le PNUD,

Dans l’enceinte vibrante de Porto-Novo, capitale du Bénin où les marchés bruissent de vie et les ruelles résonnent d’histoire, une révolution a pris racine. En effet, pendant deux semaines, du 3 au 14 mars 2025, un groupe de jeunes innovateurs s’est réuni pour le camp d’innovation low-tech, un creuset où la créativité a transformé des matériaux modestes en réponses audacieuses aux défis locaux. Loin des gadgets sophistiqués, ces esprits brillants ont misé sur l’ingéniosité et la durabilité pour façonner un avenir plus résilient.

Organisé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Bénin, cet événement a rassemblé des ingénieurs en herbe, des concepteurs et des rêveurs pragmatiques, tous animés par une mission commune : concevoir des solutions simples, accessibles et respectueuses de l’environnement. Par ailleurs,durant quatorze jours, ils ont sculpté des idées avec une ardeur palpable, leurs mains façonnant des prototypes tandis que leurs esprits esquissaient des lendemains plus lumineux.

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À Porto-Novo, de jeunes innovateurs ont créé des solutions low-tech durables lors d'un camp de deux semaines organisé par le PNUD,L’essence du low-tech : réinventer l’utile

En outre, le concept de « low-tech » ne se contente pas de prôner la simplicité ; il célèbre des technologies qui se plient aux réalités du terrain. Accessibles financièrement, faciles à entretenir et reproductibles, ces innovations répondent aux besoins fondamentaux (énergie, eau, alimentation) là où les infrastructures modernes peinent à s’implanter. Au Bénin, où l’accès irrégulier à l’électricité, la rareté de l’eau et l’insécurité alimentaire rythment le quotidien de nombreuses communautés, ces solutions incarnent ainsi un levier d’autonomie et de résilience.

Des créations au service des communautés

D’ailleurs, au cœur du camp, quatre projets ont vu le jour, chacun taillé pour répondre à une nécessité locale avec une ingéniosité saisissante.

  • Le cuiseur/grilleur de maïs : Pensé pour alléger la facture énergétique des foyers, cet appareil réduit la consommation de bois ou de charbon tout en accélérant la préparation du maïs, aliment de base. « On ne cuisine pas seulement du maïs, on cuisine du temps et des économies », confie un participant originaire de Cotonou, le regard pétillant de fierté.
  • La tour d’hydroponie : véritable défi à l’espace restreint des zones urbaines, cette structure verticale permet de cultiver des légumes dans une eau enrichie en nutriments, sans sol. « C’est une ferme dans une colonne », explique une innovatrice, « une chance pour ceux qui n’ont qu’un coin de cour. »
  • Le générateur éolien autonome : captant la force des vents, ce dispositif offre une source d’électricité fiable aux villages hors réseau. « Quand le vent souffle, il allume nos maisons », raconte un membre de l’équipe, soulignant l’espoir d’une lumière constante pour les nuits rurales.
  • Le fumoir à poisson : Dans un pays où le poisson abonde mais se perd faute de conservation, ce fumoir simple et efficace prolonge la durée de vie des prises. « Chaque poisson fumé, c’est une famille nourrie plus longtemps », note une participante, le sourire teinté de satisfaction.

low-tech : une moisson d’espoir

Le 14 mars 2025, alors que le camp touchait à sa fin, l’atmosphère vibrait d’un mélange d’accomplissement et d’élan. Ces prototypes n’étaient pas de simples objets ; ils étaient des promesses tangibles, prêtes à germer dans les communautés du Bénin et au-delà. Sous l’égide de l’initiative UniPod — peut-être un clin d’œil à un programme d’innovation durable du PNUD — ces jeunes ont aussi prouvé que la technologie n’a pas besoin de sophistication pour être transformatrice.

Dans un monde souvent ébloui par les prouesses high-tech, le camp d’innovation low-tech de Porto-Novo a rappelé une vérité essentielle : les solutions les plus puissantes sont parfois les plus humbles. En dotant les individus des outils pour créer et entretenir leurs propres réponses, ce type d’initiative dessine un avenir où la durabilité devient une seconde nature.

L’aube d’un nouveau possible

En somme, à la fin de cette journée à Porto-Novo, une certitude demeure : la technologie, loin d’être une force destructrice, peut être un vecteur d’harmonie entre l’homme et son environnement. Les innovateurs présents ont démontré que la sobriété et la solidarité peuvent guider le développement technologique.

 

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