PORTO-NOVO, 22 avril 2026 – C’est une rencontre aux allures de passage de témoin générationnel qui s’est tenue hier, mardi 21 avril 2026, au siège de la Haute Cour de Justice. La présidente de l’institution, le professeur Dandi Gnamou, a reçu en audience l’honorable N’dah Kouagou Aldo Calixte Denyz, député de la 3ᵉ circonscription électorale. Derrière le protocole, une urgence commune : redéfinir la place du jeune citoyen dans l’appareil d’État.
Dans les couloirs feutrés de la Haute Cour, le ton n’était pas à la simple courtoisie parlementaire. En effet, la rencontre entre l’élue de la magistrature et l’élu de l’Atacora (Boukoumbé, Cobly, Matéri, Tanguiéta) s’inscrit dans le dialogue interinstitutionnel habituel. Toutefois, le fond des échanges a rapidement glissé vers un sujet brûlant : la trajectoire collective de la jeunesse béninoise.
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À la Haute Cour de Justice, un plaidoyer pour une jeunesse « actrice » et non plus « spectatrice ».
Pour Dandi Gnamou, l’exigence de vérité semble avoir primé sur la langue de bois. Loin des discours de célébration qui ponctuent souvent les agendas politiques, la présidente et son hôte ont abordé les racines structurelles qui entravent encore l’épanouissement des jeunes.
« Parler de la jeunesse oblige à une certaine exigence. Ne pas seulement la célébrer. Mais,lui faire véritablement place », a-t-on pu retenir de l’esprit de cette audience.
Les discussions ont notamment porté sur :
- L’émancipation réelle : comment passer de l’autonomie théorique à l’indépendance économique et intellectuelle ?
- La capacité d’initiative : les freins bureaucratiques et financiers qui brident l’entrepreneuriat des moins de 30 ans.
- La participation à la vie publique : dépasser le stade de la « mobilisation électorale » pour atteindre celui de la co-décision politique.
Un écho venu de la 3ᵉ circonscription
Par ailleurs, l’honorable Aldo Calixte Denyz, s’est fait le porte-voix d’une jeunesse rurale et urbaine dont les aspirations sont souvent contrariées par des conditions précaires. Pour le député de la 3ᵉ circonscription, l’enjeu est de transformer le dynamisme de la base en leviers de gouvernance nationale.
Ainsi, cette audience entre une figure de proue du monde judiciaire et un jeune législateur pose un diagnostic clair : le Bénin de 2026 ne peut plus se contenter de « gérer » sa jeunesse. Il doit l’intégrer comme le moteur central de sa transformation.
En somme, en recevant un jeune député pour traiter de ces questions, la Présidente Dandi Gnamou confirme sa volonté d’ouvrir la Haute Cour de Justice aux réalités sociopolitiques du pays, bien au-delà de sa mission strictement contentieuse.



