Bénin 2026 : Romuald Wadagni se confie sur ses rapports avec Patrice Talon

COTONOU, 23 mars 2026 – Entre l'ombre tutélaire de Patrice Talon et l'affirmation d'un destin propre, le candidat de la majorité…

COTONOU, 23 mars 2026 – Entre l’ombre tutélaire de Patrice Talon et l’affirmation d’un destin propre, le candidat de la majorité présidentielle se livre. Dans un entretien fleuve accordé à Jeune Afrique, l’argentier national dessine les contours d’une présidence qu’il veut libre, tout en assumant l’héritage d’une décennie de réformes.

L’ambition par devoir, non par calcul

C’est l’image d’un homme d’État « malgré lui » que Romuald Wadagni a choisi de projeter. Alors qu’il vient de dévoiler les grandes lignes de son projet de société, le grand argentier du Bénin martèle une idée forte : sa présence dans la course à la Marina n’est pas le fruit d’un plan de carrière mûri de longue date.

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« Si j’avais prévu d’être chef de l’État, j’aurais suivi un tout autre parcours », confie-t-il avec une franchise désarmante.

Loin des intrigues de palais classiques, il décrit sa candidature comme une émanation collective de la mouvance présidentielle, née du vide laissé par la décision de Patrice Talon de ne pas briguer de troisième mandat. Pour Wadagni, l’appel du drapeau l’a porté sur ses aspirations personnelles.

Le spectre de la « présidence de l’ombre »

C’est la question qui brûle les lèvres de tous les observateurs à Cotonou : Patrice Talon restera-t-il le véritable maître du jeu après 2026 ? Sur ce point, le candidat de la continuité se veut catégorique. Selon lui, le retrait du président actuel sera total et effectif dès l’investiture de son successeur.

Tranchant avec les craintes d’une « présidence sous tutelle », Wadagni assure que l’homme du Nouveau Départ n’a aucune intention de diriger depuis les coulisses. Si le respect et l’admiration entre les deux hommes sont manifestés — Wadagni décrivant une relation quasi filiale et une collaboration fusionnelle de dix ans —, il insiste sur la maturité institutionnelle du Bénin : le futur président sera le seul commandant à bord.

 

Un héritier qui s’assume

Le portrait que dresse Wadagni de son mentor est celui d’un expert polyvalent et d’un travailleur infatigable. Mais au-delà de l’hommage, le candidat prépare déjà son propre terrain. En évoquant ses relations avec d’autres figures de proue comme Joseph Djogbénou ou les anciens chefs d’État, il tente de se positionner comme le trait d’union entre la rigueur de l’ère Talon et une nouvelle phase de dialogue national.

Désormais lancé dans l’arène, Romuald Wadagni ne se contente plus de gérer les finances ; il doit convaincre qu’il possède l’étoffe politique pour transformer l’essai technique en succès populaire.

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