Ce jeudi 5 février 2026, l’entrée de la cité frontalière de Malanville a été le théâtre d’une collision dévastatrice entre un bus de transport interurbain et un véhicule chargé de carburant de contrebande. Le bilan provisoire fait état d’un mort et de deux blessés graves.
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Dès les premières heures de la matinée, la ville de Malanville, carrefour commercial stratégique entre le Bénin et le Niger, s’est réveillée dans la stupeur. En effet, aux alentours de l’aube, un incendie d’une rare violence a illuminé le ciel devant la rizerie de la ville, à quelques encablures d’un poste de contrôle douanier. En cause : la collision entre un bus de la compagnie « Baobab » et un véhicule transportant de l’essence de contrebande, communément appelée « kpayo ».
Selon les premiers témoignages recueillis sur place, les circonstances du drame mettent une nouvelle fois en lumière la dangerosité du transport de produits inflammables sur les grands axes routiers. En effet, un bus en provenance de la ville a percuté de plein fouet un véhicule chargé de bidons d’essence, alors que ce dernier était stationné non loin du poste de douane.
Aussitôt, le choc a été suivi d’un embrasement instantané. L’essence stockée dans le taxi a servi de puissant accélérateur, transformant les deux véhicules en véritables brasiers en l’espace de quelques secondes seulement.
« Le feu s’est propagé à une vitesse fulgurante, attisé par la cargaison inflammable, jusqu’aux abords de l’usine », rapporte un témoin oculaire encore sous le choc.
Dans ce contexte dramatique, les autorités préfectorales n’ont pas encore communiqué de bilan officiel global, mais les premières informations disponibles annoncent un mort — une victime piégée par les flammes — ainsi que deux blessés graves, que les secours ont évacués en urgence vers un centre hospitalier.
Par ailleurs, le bus de la compagnie Baobab a entièrement brûlé. Alertés rapidement, les sapeurs-pompiers dépêchés sur les lieux ont lutté contre les flammes afin d’éviter que l’incendie ne se propage aux installations industrielles de la rizerie voisine, un scénario qui aurait pu aggraver davantage le drame.
Le défi persistant du carburant de contrebande
Au-delà du fait divers, ce drame relance inévitablement le débat sur la régulation du transport de carburant informel dans cette région septentrionale du Bénin. En dépit des efforts consentis par le gouvernement de Patrice Talon pour structurer le secteur et implanter des stations-service de proximité, le flux transfrontalier de l’essence de contrebande demeure une réalité quotidienne à Malanville.
Ainsi, cet accident survient dans un contexte de renforcement de la surveillance aux frontières. Toutefois, la porosité de la zone, combinée à la pression économique, pousse encore de nombreux acteurs à prendre des risques démesurés sur des routes déjà fortement encombrées par le trafic de marchandises.
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