Politique




Bénin : Le CES lance le Forum national sur le panier citoyen

COTONOU (Bénin), 24 février 2026 — Dans un contexte de renouveau politique, le Conseil Économique et Social (CES) a ouvert…

COTONOU (Bénin), 24 février 2026 — Dans un contexte de renouveau politique, le Conseil Économique et Social (CES) a ouvert sa première session de l’année 2026 ce mardi. Entre l’installation d’un nouveau leader au Parlement et l’urgence sociale, l’institution joue désormais sa survie sur sa capacité à répondre aux besoins concrets des populations.

La salle de conférence du Novotel Orisha de Cotonou s’est transformée, ce 24 février 2026, en un épicentre de la stratégie nationale. Alors que le CES célèbre le premier anniversaire de sa septième mandature, son président, Conrad Gbaguidi, a clairement défini la nouvelle mission de l’institution : devenir le porte-voix des doléances populaires.

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Assemblée nationale
© Assemblée nationale

Une alliance au sommet de l’État

L’événement a pris une dimension politique majeure avec la présence du Professeur Joseph Fifamin Djogbénou. Fraîchement élu à la présidence de l’Assemblée nationale suite aux élections générales du 11 janvier, l’homme fort du Parlement a reçu les hommages publics de Conrad Gbaguidi.

« L’ensemble des députés de la Nation lui a accordé une confiance unanime », a souligné le patron du CES, liant ainsi le destin de la consultation économique à celui de la nouvelle représentation nationale. Par ailleurs, cette synergie entre les deux institutions apparaît comme une réponse directe aux exigences du Chef de l’État, Patrice Talon, qui avait rappelé l’an dernier que l’efficacité resterait le seul gage de pérennité pour une institution autrefois menacée de disparition.

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Le « FoNaCES » : un nouveau pont vers le peuple

Dès demain, le 25 février, le CES innove avec le lancement du Forum National du CES (FoNaCES). Sous le thème « Panier citoyen et bien-être », cette rencontre de deux jours vise aussi à transformer les préoccupations quotidiennes des Béninois en politiques publiques.

Conrad Gbaguidi a placé cette initiative sous le signe de la responsabilité morale :

« Alors que la nature pourvoit généreusement aux besoins vitaux, l’homme a l’obligation politique de structurer la solidarité, l’éducation et la justice sociale. »

 

 Le CES passe à l’action.

À travers cette séance, les conseillers entendent rompre avec l’immobilisme. Ils analyseront les mécanismes de protection sociale et transmettront des propositions concrètes au gouvernement. Pour Conrad Gbaguidi, l’objectif est limpide : le Conseil Économique et Social doit prouver son utilité en agissant comme un levier de cohésion nationale et de développement équilibré du territoire.

En somme, l’enjeu est de taille. Dans un pays en pleine transformation, la capacité du CES à influencer le « panier de la ménagère » déterminera si l’institution reste un pilier de la République ou un simple vestige du passé.

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