À l’approche de l’examen majeur du dimanche 12 avril 2026, la capitale économique béninoise est devenue l’épicentre d’un ballet diplomatique de haut niveau. Le ministre des Affaires étrangères, Olushegun Adjadi Bakari, a posé les bases d’un cadre de collaboration avec les observateurs internationaux, venus garantir la régularité d’un processus électoral suivi de près.
En effet, jeudi 9 avril 2026, l’atmosphère dans les salons du ministère des Affaires étrangères à Cotonou respirait la solennité des grands jours. Olushegun Adjadi Bakari, chef de la diplomatie béninoise, s’est entretenu avec les figures de proue de l’observation électorale internationale. À soixante-douze heures de l’ouverture des bureaux de vote, ce rendez-vous marque le coup d’envoi d’une surveillance multiforme visant à crédibiliser le renouvellement, ou la reconduction, des instances dirigeantes du pays.
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Un casting de médiateurs chevronnés
Pour cette élection, le Bénin n’a pas fait les choses à moitié en accueillant des profils aux CV impressionnants. Parmi eux, Sylvestre Ntibantunganya, ancien président par intérim du Burundi, porte la voix de l’Union africaine (UA). Sa présence souligne l’importance que l’organisation panafricaine accorde à la stabilité de la démocratie béninoise.
À ses côtés, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a dépêché Mohamed Auajjar. L’ancien garde des Sceaux marocain apporte également son expertise juridique pour veiller au respect des normes internationales. Enfin, le Conseil de l’Entente, pilier de la coopération régionale, est représenté par l’ambassadeur togolais Afo Ousmane Salifou, garant d’une vision de proximité et de bon voisinage.

La diplomatie au service de la transparence
Au-delà des simples poignées de main protocolaires, les discussions ont permis de baliser le terrain. Les échanges ont ainsi précisé les contours logistiques et sécuritaires du déploiement de ces délégations sur l’ensemble du territoire national. Pour Olushegun Adjadi Bakari, l’enjeu est de démontrer que le Bénin reste une terre de consensus et de paix.
Le ministre a réaffirmé, avec une fermeté courtoise, l’engagement de l’exécutif à organiser un scrutin « libre, pacifique et crédible ». Cette volonté de transparence s’inscrit dans une stratégie globale de renforcement des liens avec les institutions multilatérales. En plus, le gouvernement semble vouloir transformer cette échéance électorale en une vitrine de maturité politique, loin des crispations passées.
Un défi logistique et démocratique
Toutefois, la mission de ces observateurs ne sera pas de tout repos. Ils devront scruter la sincérité du vote dans les 12 départements, de Cotonou à Malanville. En plus, leur rôle sera de documenter chaque étape, du dépouillement à la centralisation des résultats, afin de prévenir toute contestation post-électorale susceptible de fragiliser le tissu social.
Alors que le matériel électoral finit d’être acheminé vers les zones reculées, la présence de ces « sages » africains et internationaux agit comme un catalyseur de confiance pour les 7,9 millions d’électeurs attendus aux urnes.
Si le cadre diplomatique semble désormais solidement établi, une question demeure sur toutes les lèvres à Cotonou : au-delà de la surveillance internationale, le dialogue entre la classe politique locale et les citoyens sera-t-il suffisant pour garantir un taux de participation à la hauteur des enjeux du 12 avril ?




