À l’occasion de la Journée Mondiale de Sensibilisation à l’Autisme, le 2 avril dernier, Cotonou s’est muée en un carrefour d’espérance. En effet, sous l’égide du Ministère des Affaires Sociales et de la Microfinance, un atelier de mi-parcours s’est tenu, scrutant les fruits du projet pilote de prise en charge intégrée des enfants autistes dans les communes de Cotonou et d’Abomey-Calavi. Orchestrée par le gouvernement du Président Patrice Talon, cette initiative, florissante depuis quelques mois, aspire à tisser un cocon protecteur autour des plus vulnérables, en leur offrant un tremplin vers une vie plus pleine.
Une moisson d’avancées et de voix reconnaissantes lors de l’atelier
Réunissant parents, fédérations de personnes handicapées, ONG et artisans du projet, cette rencontre a permis de dresser un tableau éloquent des progrès engrangés. Par ailleurs, la Vice-présidente de l’Association des Parents d’Enfants Autistes, dans une allocution vibrante, a salué l’élan gouvernemental, entièrement financé par l’État. Les témoignages, empreints d’une émotion palpable, ont fusé : une mère, le cœur léger, a narré les métamorphoses de son fils, jadis replié sur lui-même, désormais épanoui parmi ses pairs. Un enseignant, quant à lui, a vanté une pédagogie affinée, miroir des besoins singuliers de ces enfants, dont les sourires esquissent déjà des victoires.
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L’apprentissage au cœur de l’inclusion
Un moment phare de la journée fut la conférence de Mme Dima Jeradi, orthophoniste, qui a dévoilé les arcanes des pratiques pédagogiques propices à l’intégration des enfants autistes. Son exposé, d’une clarté lumineuse, a souligné combien un accompagnement sur mesure peut déverrouiller des portes jusque-là closes. « Chaque progrès, si ténu soit-il, abat une muraille », a renchéri la Ministre Véronique Tognifodé, exaltant les consultations médicales facilitées, les soutiens scolaires personnalisés et les espaces de dialogue entre parents, éducateurs et experts.
Une politique ancrée dans la durée
Ce projet s’inscrit dans une trame plus vaste, celle d’une politique béninoise résolue à briser les chaînes de l’exclusion. La loi de 2017 sur les droits des personnes handicapées, assortie de décrets pragmatiques, en est le socle. Déjà, un réseau d’échanges se tresse doucement, liant les familles aux acteurs du terrain. Cinq axes stratégiques guident cette ambition : santé, éducation, soutien familial, mobilisation communautaire et synergie professionnelle, tous convergeant vers un même horizon – celui d’une société dans laquelle nul n’est laissé à l’écart.
Un chemin encore à tracer
En somme, sous le ciel de Cotonou, cet atelier a semé des graines d’optimisme, mais le sillon reste à parfaire. Les avancées, indéniables, esquissent un avenir où l’autisme ne sera plus un fardeau, mais une singularité accueillie. Pourtant, une interrogation flotte, discrète, mais tenace : cette flamme, si bien allumée, saura-t-elle s’étendre aux confins du Bénin, illuminant chaque enfant oublié ? Le pari est lancé, et l’histoire, patiente, attend ses bâtisseurs.