Reçus par le président de l’Assemblée nationale, quatre élus béninois ont fait part de leurs difficultés à siéger au sein de l’organe de contrôle de l’espace monétaire ouest-africain.
PORTO-NOVO, 1ᵉʳ octobre 2026 – Siéger à l’échelle de huit pays exige plus que de la bonne volonté. Quatre députés béninois du Comité interparlementaire de l’UEMOA (CIP-UEMOA) l’ont fait valoir mercredi 30 septembre au Palais des Gouverneurs, devant le président de l’Assemblée nationale, le professeur Joseph Fifamin Djogbénou.
Richard Allossohoun, Michel Sodjinou, Fatoumata Tony Guimba Gnire et Nathanaël Sokpekpe représentent l’institution parlementaire béninoise au sein du comité. Ils ont sollicité cette audience afin d’exposer les obstacles qui jalonnent leurs sessions communautaires et, par la même occasion, de tester la réactivité de leur hiérarchie.
Le premier concerne la transposition des directives. Ces textes communautaires ne produisent d’effets que si chaque État membre les intègre dans son droit interne, un travail de fond dans lequel le Parlement national joue un rôle clé.
Le deuxième touche aux conditions de travail. Les élus réclament des assistants parlementaires, qu’ils jugent indispensables pour suivre des dossiers techniques et préparer leurs interventions.
Enfin, le troisième regroupe d’autres questions d’intérêt national, que la délégation n’a pas détaillées.
Un contrôle qui exige de la méthode
Le CIP-UEMOA tient lieu de parlement de l’Union. Il contrôle la Commission, suit l’intégration régionale et œuvre à la promotion de la paix. Ces missions supposent à la fois expertise et disponibilité. D’où l’insistance des députés sur la nécessité de disposer de moyens humains.
À la sortie, Richard Allossohoun s’est exprimé au nom de ses collègues. Il a salué un président « très prompt à réagir » à plusieurs de leurs préoccupations et loué sa qualité d’écoute, son ouverture ainsi que sa volonté d’agir.
Le député y voit un signal plus large. Selon lui, cette audience prouve que le Parlement béninois « se modernise à tous égards » et qu’il gagnera en performance dans les années à venir.
Reste à savoir quelles suites concrètes la présidence de l’Assemblée donnera à ces demandes. Les députés, eux, repartent confiants.
Suivez l'information en direct sur notre chaîne WHATSAPP