Au Bénin, le gouvernement accélère la transformation de son système éducatif. Vendredi 30 janvier, la ministre des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Véronique Tognifodé, a multiplié les visites de terrain. L’objectif : s’assurer que les lycées techniques sont prêts à accueillir de nouveaux métiers dès la rentrée 2026-2027.
C’est un véritable marathon qu’a entrepris la délégation ministérielle. Du Lycée Technique Agricole (LTA) d’Adja-Ouèrè aux établissements de Pobè, Porto-Novo et Cotonou, l’enjeu est de taille : transformer les centres de formation en leviers de croissance économique. Cette tournée de supervision intervient alors que le pays s’apprête à introduire de nouveaux curricula destinés à mieux répondre aux besoins du marché de l’emploi.
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Adja-Ouèrè : l’agriculture au cœur de la souveraineté
Mme Véronique Tognifodé a entamé la première étape de sa mission à Adja-Ouèrè. Sur place, la ministre a inspecté les infrastructures, les ateliers et les exploitations agricoles afin d’évaluer les capacités pédagogiques actuelles de l’établissement. Au-delà des murs, elle a aussi scruté de près la qualité de l’encadrement.
La ministre a notamment échangé avec les enseignants en cours de formation, car ces derniers occupent la première ligne pour implémenter les nouveaux métiers que le gouvernement a initiés. L’enjeu reste clair : les lycées techniques agricoles doivent porter la souveraineté alimentaire du Bénin et l’emploi des jeunes. En attendant que l’entreprise recrutée construise le nouveau site moderne d’Adja-Ouèrè, les formateurs mettent l’accent sur l’appropriation des nouveaux référentiels.

Un contrôle rigoureux des conditions d’apprentissage
La tournée s’est poursuivie à un rythme soutenu vers le Lycée Technique Professionnel (LTP) de Pobè, puis vers Porto-Novo et le quartier de Kpondéhou à Cotonou. Dans chaque établissement, le constat a été sans appel : la réussite de la réforme passe par l’amélioration constante du cadre de vie des apprenants.
À Pobè, la ministre a donné des consignes fermes pour optimiser les conditions d’étude. Les observations recueillies lors de ces visites feront l’objet d’actions correctives immédiates de la part du ministère et de l’Agence de Développement de l’Enseignement Technique (ADET). Pour les autorités, il ne s’agit plus seulement de former, mais de garantir une adéquation parfaite entre la formation reçue et les emplois disponibles.

Une métamorphose qui repose sur l’engagement humain
En fin de parcours, Véronique Tognifodé a tenu à rappeler que les équipements et les réformes structurelles ne sont qu’une partie de l’équation. Le succès de cette métamorphose repose, selon elle, sur l’engagement et la responsabilité de tous les acteurs de la chaîne éducative.
« Le succès de la métamorphose structurelle en cours repose aussi sur l’engagement et la responsabilité des acteurs », a souligné la ministre, invitant ses collaborateurs à redoubler d’efforts. À quelques jours de la rentrée, le message est passé : le Bénin mise sur une jeunesse techniquement qualifiée pour assurer son futur industriel et agricole.



