Kémi Séba a perdu sa nationalité française par décret présidentiel

Paris, le 9 juillet 2024 -Par décret présidentiel publié ce mardi au Journal officiel, le militant franco-béninois Kémi Séba s'est…

Le gouvernement français défend la décision en affirmant que Kémi Séba "représente une menace pour l'ordre public et les valeurs de la République"
© Le gouvernement français défend la décision en affirmant que Kémi Séba "représente une menace pour l'ordre public et les valeurs de la République"
Paris, le 9 juillet 2024 -Par décret présidentiel publié ce mardi au Journal officiel, le militant franco-béninois Kémi Séba s’est vu retirer sa nationalité française. Cette décision, prise sur avis conforme du Conseil d’État, s’appuie sur l’article 21-6 du Code civil français, qui permet de retirer la nationalité à un individu en cas de « comportement contraire aux intérêts de la nation ».

Kémi Séba, qui a vu le jour sous le nom de Stellio Gilles Robert Capo Chichi à Strasbourg en 1981, se distingue par ses discours virulents qui critiquent la présence française en Afrique et par ses déclarations anticolonialistes. Il a fait  objet de nombreuses arrestations  à plusieurs reprises pour des infractions en lien avec ses activités militantes, notamment incitation à la haine raciale et diffamation.

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La décision de déchoir Kémi Séba de sa nationalité française a suscité de vives critiques de la part de ses partisans et des organisations de défense des droits humains. Ils dénoncent une atteinte à la liberté d’expression et une stigmatisation des voix critiques envers la politique française en Afrique.

Le gouvernement français, quant à lui, défend la décision en affirmant que Kémi Séba « représente une menace pour l’ordre public et les valeurs de la République ».

Cette affaire met en lumière la complexité des questions liées à la nationalité, à la liberté d’expression et au droit de critique dans une société démocratique.

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