Présidentielle 2026 : les Démocrates réagissent à leur exclusion

À Cotonou, une délégation de parlementaires des Démocrates a exprimé ce 28 octobre sa profonde déception après l'exclusion de leur…

Exclusion du LD : les députés des Démocrates appellent à un débat apaisé et à une présidentielle centrée sur l’intérêt général. Les Démocrates Benin

À Cotonou, une délégation de parlementaires des Démocrates a exprimé ce 28 octobre sa profonde déception après l’exclusion de leur parti pour la présidentielle du 12 avril 2026.

 

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Cotonou, le 28 octobre 2025 –  À peine la poussière retombée sur l’invalidation de leur formation politique, une délégation de parlementaires des Démocrates (LD) a pris la parole ce mardi, exprimant une vive déception face à l’absence de leur parti au scrutin présidentiel du 12 avril 2026. Pour eux, c’est un rendez-vous manqué, une occasion avortée d’insuffler une dynamique nouvelle au pays.

Cette sortie fait écho à la décision de la Cour constitutionnelle, confirmant l’exclusion du LD, et au retrait récent de leur figure de proue, Renaud Agbodjo. Les élus n’ont pas cherché à adoucir le constat : ils pointent des dysfonctionnements internes, mais aussi des interférences extérieures qui auraient amplifié la crise.

« Nous avions vu dans cette élection un tremplin idéal pour concrétiser nos projets d’alternance et répondre aux attentes urgentes de nos citoyens », confie l’un des porte-parole, évoquant l’amertume d’un quinquennat qui s’éloigne.

 

Exclusion du LD : un message de déception, mais aussi de responsabilité

 

Loin de se cantonner à la rancœur, les députés ont réaffirmé leur attachement aux valeurs fondatrices du LD : gouvernance inclusive, justice sociale et progrès partagé. S’adressant aux deux tandems encore en lice – représentants de la majorité et challengers –, ils ont formulé un vœu clair : que les revendications essentielles de la société béninoise soient intégrées aux programmes, de la lutte contre les inégalités à la consolidation de l’État de droit.

« Que les candidats retenus gardent en tête le pouls réel de la nation, pour un mandat qui serve l’intérêt général », ont-ils insisté, dans un appel à l’humilité face aux défis collectifs.

 

Un appel à la paix dans un climat sous tension

 

Au-delà des regrets, leur intervention s’est conclue sur une note d’apaisement : un appel à la sérénité tout au long du processus électoral. Dans un contexte marqué par des exclusions successives et des tensions latentes, les parlementaires des Démocrates plaident également pour un débat civilisé, seul garant de l’harmonie nationale.

« La paix est le socle de notre démocratie ; protégeons-la pour le bien de tous les Béninois », ont-ils déclaré, invitant chaque acteur à privilégier le dialogue plutôt que la confrontation.

 

Exclusion du LD : une opposition reléguée mais vigilante

 

Cette prise de parole intervient à un moment charnière. Le Bénin, longtemps perçu comme un modèle de stabilité en Afrique de l’Ouest, navigue désormais entre réformes électorales controversées et aspirations à une alternance fluide. À deux mois du dépôt des candidatures définitives, l’absence d’une opposition structurée comme les Démocrates pourrait accentuer les clivages.

Reste à voir si cette posture mesurée portera ses fruits ou si elle restera une voix isolée dans le tumulte pré-électoral. Pour l’heure, les Démocrates, relégués au banc de touche, se recentrent sur leur rôle de vigie parlementaire, déterminés à veiller au grain d’une élection sous haute surveillance.

 

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