Parakou, 29 septembre 2026 — Un renseignement précis, une intervention chirurgicale en plein jour et la mise au jour d’un arsenal clandestin. Lundi 28 septembre 2026, les forces de sécurité de Parakou ont mené une opération coup de poing, retirant de la circulation des milliers de munitions de gros calibre. En effet, ce coup de filet majuscule illustre la vigilance accrue de l’État face aux réseaux souterrains qui tentent d’irriguer le nord du pays en matériel de contrebande.
Un dispositif ciblé au cœur de la journée
L’initiative de cette saisie revient, en premier lieu, aux éléments du Commissariat du 2ᵉ arrondissement. Guidés par un renseignement opérationnel fiable, les enquêteurs ont mis en place un dispositif d’interception visant un convoi suspect en provenance de la commune de Djougou.
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Aux alentours de 12 h 30, le piège se referme. La cible de la police émerge : une motocyclette de marque Bajaj, délibérément dépourvue de plaque d’immatriculation pour échapper aux radars des autorités. Le profil furtif de l’engin confirmait les soupçons des agents quant à la nature illicite de la marchandise transportée.
Fuite précipitée et découverte d’un butin massif
L’intervention ne s’est, toutefois, pas déroulée sans heurt. Face au barrage policier, le principal convoyeur a paniqué. Préférant la fuite à l’arrestation, il s’est évaporé dans la nature, abandonnant derrière lui non seulement son chargement, mais également une seconde motocyclette de marque Dayang, elle aussi anonymisée et dépourvue de toute immatriculation.
C’est en fouillant le chargement délaissé que les agents ont mesuré la gravité de l’infraction. Dissimulés dans deux grands sacs, les autorités ont extrait treize cartons d’apparence banale. Leur ouverture a révélé un inventaire alarmant : 3 250 cartouches de calibre 12. Si ces munitions sont traditionnellement destinées à la chasse, leur trafic massif sur le marché noir soulève de vives inquiétudes sécuritaires, ce calibre étant régulièrement détourné par le crime organisé opérant dans la région.
Une enquête confiée aux unités spécialisées
Malgré la fuite du pilote de la Bajaj, les forces de l’ordre, néanmoins, ne sont pas reparties les mains vides. Les policiers ont réussi à interpeller un suspect directement lié à cette logistique clandestine lors de l’opération.
Actuellement sous les verrous, cet individu représente une pièce maîtresse pour remonter la filière. Par ailleurs, Les autorités ont confirmé son transfert imminent vers les unités spécialisées de la Police républicaine. Les enquêteurs auront désormais la lourde tâche de démanteler ce réseau, en identifiant les fournisseurs originels à Djougou ainsi que les destinataires finaux de cette cargaison mortelle. In fine, par cette interception, la police de Parakou envoie un signal dissuasif sans équivoque : la route de la contrebande dans le nord est sous haute surveillance.




