PORTO-NOVO, 3 septembre 2026 — Le renouvellement de la direction de la Circonscription scolaire de Porto-Novo intervient sur fond de fortes difficultés dans les établissements maternels et primaires de la capitale. Lors de la cérémonie de passation de charges organisée ce jeudi au Complexe scolaire de Djègan Kpèvi, le responsable sortant, Alabi Adéchina Adebiya, a présenté un diagnostic préoccupant de la situation des écoles.
Son bilan met notamment en évidence trois urgences : le renouvellement du mobilier, la remise en état des salles de classe et le renforcement de la sécurité des établissements.
Le premier problème concerne les équipements destinés aux élèves. Selon les données communiquées par le chef de la Circonscription scolaire sortant, 60 % du mobilier scolaire ne seraient plus en état de servir normalement.
Tables-bancs endommagés et chaises hors d’usage compliquent ainsi les conditions d’apprentissage. Au-delà du confort des élèves, cette situation pose une question plus large sur la capacité des établissements à garantir un environnement scolaire adapté. La remise à niveau du mobilier apparaît donc comme l’un des premiers chantiers à engager par les nouvelles équipes.
L’état des bâtiments constitue le deuxième point d’alerte. Deux salles de classe sur trois seraient actuellement inutilisables, d’après le bilan présenté lors de la cérémonie.
Toitures dégradées, fissures sur certains bâtiments et insuffisance d’équipements figurent parmi les difficultés signalées. Cette situation réduit mécaniquement les capacités d’accueil des écoles et peut contraindre certains établissements à fonctionner dans des conditions qui fragilisent l’organisation des enseignements.
Pour Porto-Novo, la réhabilitation des infrastructures ne relève donc plus d’une simple amélioration du cadre scolaire. Elle devient une condition nécessaire au fonctionnement normal de plusieurs établissements.
Le vandalisme complique davantage la situation.
À ces problèmes matériels s’ajoute une autre menace : la sécurité des infrastructures scolaires. La moitié des écoles de Porto-Novo auraient subi des actes de vandalisme, selon les chiffres avancés par Alabi Adebiya. Ces dégradations affectent directement les équipements et les bâtiments et peuvent annuler une partie des investissements réalisés pour améliorer les établissements.
« Le défi de sécurité se pose avec acuité dans nos écoles », a déclaré le responsable sortant, en invitant ses successeurs à traiter simultanément les questions de réhabilitation et de sécurisation.
La passation de charges ne s’est donc pas limitée à un changement administratif. Elle a également permis de mettre sur la table un ensemble de contraintes qui touchent directement les conditions d’apprentissage dans les écoles maternelles et primaires de Porto-Novo.
Le nouveau responsable de la Circonscription scolaire devra désormais transformer ce diagnostic en programme d’intervention. Le renouvellement du mobilier, la remise en service des salles dégradées et la protection des établissements constituent, à ce stade, les principaux enjeux identifiés.
Au-delà de la gestion scolaire, ces difficultés posent une question essentielle : comment garantir aux élèves de Porto-Novo des conditions d’apprentissage compatibles avec les objectifs de qualité de l’éducation lorsque les infrastructures elles-mêmes restent aussi fragiles ?
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