Cotonou a accueilli, le 25 septembre 2026, une cérémonie qui dépasse le simple palmarès scolaire. Celtiis Bénin y a distingué douze bacheliers d’exception, dont le major national Rayan Frédérico Egbogbé, avant de les projeter dans un parcours structuré d’accompagnement. En effet, l’opérateur ne s’est pas contenté de remettre des prix : il a ouvert ses locaux, organisé des formations pratiques et installé un dispositif de mentorat pour transformer une réussite académique en capital de compétences mobilisable dès la rentrée universitaire.
BAC 2026 : Le podium national dominé par la série G2
La session de juin 2026 du baccalauréat a produit un groupe de tête exigeant. Les autorités ont ainsi recensé 681 mentions « Très bien » à l’échelle nationale, avec un podium dominé par la filière G2. Rayan Frédérico Egbogbé, élève du Collège catholique Saint-Jean-Baptiste de Cotonou, a décroché la première place avec 18,80/20, devançant de justesse ses camarades de la même série.
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C’est dans ce paysage de haute performance que Celtiis a sélectionné sa cohorte 2026 : six jeunes filles et six jeunes garçons, répartis de manière à refléter la diversité territoriale du pays.
Matériel et bourses : un soutien direct aux familles
Chaque lauréat a reçu un ordinateur portable récent et un forfait internet haut débit de neuf mois, afin d’aborder le supérieur avec l’équipement minimal attendu pour travailler dans de bonnes conditions. Le premier au classement, toutes séries confondues, a en outre obtenu une bourse d’excellence de 500 000 FCFA.
Pour les familles, ce dispositif comble un vide fréquent au moment de la transition lycée–université. Le Père Roland Adjalian, représentant des établissements des récipiendaires, l’a dit sans détour : l’opérateur fournit aux jeunes « les moyens de travailler, comme les étudiants du monde entier, dès l’entrée à l’université ».
Avant la remise des distinctions, les douze lauréats ont suivi un programme d’immersion au sein de Celtiis. Ils ont visité le centre de supervision du réseau, où les ingénieurs pilotent et sécurisent la connectivité nationale, puis observé les mécanismes de la relation client.
Le volet formation a quant à lui porté sur les outils bureautiques essentiels et sur les usages éthiques, responsables ainsi que créatifs de l’intelligence artificielle. L’ambition : convertir un accès technologique en compétence opérationnelle pour la recherche documentaire, la production de contenus et la résolution de problèmes universitaires.
Un programme RSE construit comme un continuum lycée–université–emploi
Lancé en 2024 avec une première édition centrée sur l’excellence féminine, le programme s’inscrit dans une logique de responsabilité sociétale structurée. Charbelle Miassi Tikry, responsable RSE de Celtiis Bénin, le présente comme un triptyque : identifier et mettre en lumière les meilleurs bacheliers, les outiller et valoriser leurs talents, puis les accompagner via un mentorat de premier plan.
Cette architecture vise ainsi à créer un lien durable entre l’entreprise et les lauréats, au-delà de la cérémonie. Elle cherche à éviter l’effet « coup de projecteur » sans suite, en maintenant un accompagnement concret pendant les premières années d’études supérieures.
Parrainage : un filet de sécurité contre le décrochage précoce
Chaque bénéficiaire s’est vu attribuer un parrain chargé de le coacher et de le suivre dans son parcours. La cohorte dispose également d’un sponsor, Aristide Agboton, qui a insisté sur la disponibilité de l’équipe de parrainage face aux questions et aux besoins des jeunes.
« Posez toutes les questions que vous avez, nous serons vraiment présents à vos côtés », a-t-il déclaré, signalant une volonté de prévenir les décrochages liés à la perte de repères à l’entrée dans le supérieur.
Joséphine Latame, porte-parole des douze lauréats, a évoqué des mois marqués par le doute, mais portés par un même rêve : réussir. Elle a également salué les sacrifices silencieux des parents et des enseignants, avant de remercier Celtiis pour une ouverture qui dépasse le don matériel : « Vous nous avez ouvert vos portes, vos sourires, et vous nous avez dit : nous croyons en vous. »
De son côté, le Père Roland Adjalian a rappelé, avec une franchise pédagogique, que l’université impose une discipline nouvelle. « Le BAC n’est qu’une marche. Il y a de nombreuses marches à gravir », a-t-il averti, enjoignant les lauréats à rester studieux et à mettre les outils reçus au service de la compréhension profonde des savoirs.
Enfin, Anatole Houéhounha, représentant des parents, a exhorté les jeunes à l’humilité et à la constance : « Continuez de travailler, rêvez grand et restez fidèles aux valeurs qui vous ont conduits ici. Le Bénin compte sur vous. »
Transformer la performance scolaire en avantage compétitif durable
En liant récompense, immersion et mentorat, Celtiis envoie un message clair aux acteurs de l’éducation : l’excellence se nourrit d’un environnement qui combine reconnaissance, moyens concrets et accompagnement humain. Le choix de mettre l’accent sur l’IA et les usages responsables du numérique place aussi la barre plus haut, en phase avec les exigences du marché du travail.
Reste à mesurer, dans la durée, l’impact de ce modèle sur la trajectoire universitaire et professionnelle des lauréats. Les prochains mois diront si ce pari transforme effectivement une performance scolaire en avantage compétitif durable.
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