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Médias numériques : la HAAC forme les journalistes au droit d’auteur

La diffusion d’un contenu sur Internet ne le soustrait pas aux règles de droit. C’est le principal enseignement de la…

La diffusion d’un contenu sur Internet ne le soustrait pas aux règles de droit. C’est le principal enseignement de la deuxième journée du séminaire organisé par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) au profit des professionnels des médias.

Ouverte hier, la session s’est poursuivie ce mardi 6 octobre 2026 au Bis Hôtel d’Abomey, autour des obligations liées aux contenus publiés dans les médias en ligne et sur les réseaux sociaux. Après une première étape consacrée aux fondements juridiques de la publication numérique, les participants ont approfondi deux questions sensibles : la propriété intellectuelle et la protection des personnes exposées dans les contenus médiatiques.

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Les contenus numériques restent protégés

La première communication a porté sur le droit d’auteur et la propriété intellectuelle. Présentée par Eugène Aballo, directeur général du Bureau béninois du droit d’auteur et des droits voisins (BUBEDRA), elle a en effet permis de rappeler les règles applicables aux œuvres utilisées dans les productions journalistiques.

Images, vidéos, enregistrements sonores, musiques ou textes : chaque contenu appartient potentiellement à un auteur ou à un ayant droit. Sa présence sur une plateforme numérique ne signifie donc pas que les internautes peuvent le reprendre librement.

Les échanges ont porté sur les conditions d’utilisation des œuvres dans les articles, les reportages et les publications diffusées sur les réseaux sociaux. Les participants ont également examiné les risques liés au plagiat, à la reproduction sans autorisation et à l’appropriation de contenus produits par des tiers.

« Le numérique a rendu les contenus faciles à trouver ; il ne les a pas rendus libres de droits », a souligné Eugène Aballo. Pour le responsable du BUBEDRA, le travail d’information doit s’accompagner du respect dû aux créateurs.

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Informer sans porter atteinte à la vie privée

La seconde communication a déplacé le débat vers les droits des personnes. Animée par Me Brice Houssou, elle a abordé le droit à l’image et la protection des données personnelles. Le formateur a insisté sur la nécessité d’obtenir un consentement lorsque la situation l’exige et de mesurer les conséquences de la collecte, du traitement et de la diffusion d’informations personnelles. Les participants ont notamment échangé sur la publication de données sensibles, l’identification des victimes et la préservation de la vie privée.

La protection des sources a également occupé une place importante dans les discussions. Dans l’environnement numérique, une photographie, un numéro de téléphone, une capture d’écran ou un détail biographique peuvent suffire à révéler l’identité d’un informateur.

« Informer, oui ; exposer inutilement, non », a résumé Me Brice Houssou. Il a invité les journalistes à ne publier que les éléments indispensables à la compréhension d’un sujet et à préserver ceux qui pourraient mettre une personne en danger.

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Un exercice pour rapprocher le droit de la pratique

La journée s’est achevée par un atelier consacré à l’examen juridique d’un contenu numérique. Cette mise en situation a également  permis aux participants d’identifier les précautions à prendre avant la mise en ligne d’une information, d’une photographie ou d’une vidéo.

À travers cette formation, la HAAC entend accompagner les professionnels face aux mutations du paysage médiatique. L’objectif consiste à encourager une pratique plus rigoureuse, capable de concilier rapidité de publication, liberté d’informer et respect des droits fondamentaux.

À l’heure où une publication peut atteindre des milliers de personnes en quelques secondes et exposer un journaliste à des poursuites en cas de diffamation, la rigueur juridique devient une exigence aussi importante que la rapidité. En renforçant les compétences des journalistes, la HAAC entend faire du numérique un espace d’information fiable, respectueux des auteurs, des sources et de la vie privée.

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