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Bénin : Les Démocrates face à une nouvelle onde de chocs avant leur congrès

Porto-Novo se prépare à héberger, les 10 et 11 octobre 2026, le deuxième congrès ordinaire des Démocrates. Pourtant, à la…

Porto-Novo se prépare à héberger, les 10 et 11 octobre 2026, le deuxième congrès ordinaire des Démocrates. Pourtant, à la veille de ce rendez-vous, la principale formation d’opposition du Bénin traverse une zone de turbulences.

Deux figures annoncent leur retrait : Célestin Hounsou, ancien député, et René Igari Orou Bagoudou, vice-président chargé de la coordination des activités dans l’Alibori et membre fondateur du parti. Leur décision, rendue publique le jeudi 8 octobre 2026, accentue la pression sur une organisation déjà minée par les querelles internes.

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Des motifs de départ qui divergent

Célestin Hounsou explique son choix dans un courrier rendu public. Il regrette que les valeurs qui portaient son engagement politique ne trouvent plus de place dans les instances du parti. Son départ traduit un malaise ancien, nourri par plusieurs mois de tensions.

René Igari Orou Bagoudou invoque, lui, des raisons stratégiques. Le responsable de l’Alibori et membre fondateur dénonce des choix politiques contradictoires et une ligne de conduite qu’il juge incohérente. Il estime ne plus pouvoir exercer sa mission sereinement au sein des Démocrates. Plusieurs sources évoquent d’autres départs possibles parmi les responsables locaux et certains cadres dans les jours à venir.

Une direction disputée devant la justice

Ces démissions s’inscrivent dans une crise de leadership qui secoue le parti depuis plusieurs mois. Les responsables s’affrontent devant les tribunaux pour le contrôle de la direction. La tension monte après le soutien d’Éric Houndété, ancien premier vice-président, à Romuald Wadagni, candidat à la présidentielle d’avril 2026. Faute de parrainages, le parti n’avait pas pu participer au scrutin et n’avait donné aucune consigne de vote.

Nourénou Atchadé a ensuite pris la tête de la formation. Éric Houndété a contesté cette décision devant le tribunal de première instance de Cotonou. La justice a donné raison au camp Atchadé. L’ancien premier vice-président a fait appel. La Cour d’appel de Cotonou doit désormais se prononcer.

Avant cette bataille judiciaire,Les Démocrates avaient déjà perdu plusieurs cadres. Le retrait de l’ancien président Boni Yayi de la présidence du parti, pour raisons de santé, peu avant la présidentielle de 2026, reste le plus marquant. D’autres ont suivi : Guy Mitokpè en mars, Nadine Okoumassoun en août, puis l’honorable Léon F. Dègny début octobre. La crise atteint une telle ampleur que vingt responsables du Littoral ont été suspendus.

Un congrès sous pression

Le deuxième congrès ordinaire devait offrir une bouffée d’oxygène. Un Conseil national s’est réuni la veille à Cotonou pour préparer les travaux. Mais les démissions de la veille assombrissent l’événement. Le parti, affaibli par les revers électoraux de 2026 et une crise de leadership persistante, doit désormais convaincre qu’il peut encore peser sur la scène politique.

Pour les observateurs, une question demeure : Les Démocrates peuvent-ils redevenir une alternative crédible, ou assiste-t-on à l’effritement progressif de la principale force d’opposition du Bénin ?

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