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Bénin : le Japon accorde 10,8 milliards de FCFA pour l’échangeur de Vêdoko

Le Bénin et le Japon ont acté un don destiné à fluidifier le trafic dans la capitale économique béninoise. À…

Le Bénin et le Japon ont acté un don destiné à fluidifier le trafic dans la capitale économique béninoise. À terme, cette infrastructure majeure ambitionne de transformer la mobilité urbaine, de soulager le budget des ménages et de dynamiser les échanges commerciaux.

Les embouteillages constituent une contrainte majeure pour les habitants de Cotonou. Retards au travail, déplacements prolongés, dépenses de carburant supplémentaires et difficultés de transport des marchandises : les conséquences de la congestion routière dépassent largement le cadre de la circulation. C’est à cette problématique que doit notamment répondre le projet de construction de l’échangeur du carrefour Vêdoko, dont le financement vient de franchir une nouvelle étape.

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Le vendredi 9 octobre dernier, le Bénin et le Japon ont signé un échange de notes ainsi qu’un accord de don de 10,8 milliards de FCFA, destiné à financer la deuxième phase de ce projet routier stratégique. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités, dont le ministre délégué chargé de la Mobilisation des ressources extérieures et de la Gestion de la dette, Oscar Hugues Lokossou, l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Hideki Uezono, et le représentant résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), Kazunao Shibata. Le ministre du Cadre de vie et des Transports, chargé du Développement durable, George Alé, y a également pris part.

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10,8 milliards de FCFA : à quoi serviront-ils ?

Cette enveloppe permettra de construire le passage supérieur dans le sens Est-Ouest et de réaliser les aménagements connexes. Elle complète la première phase du chantier, actuellement en cours, qui concerne le passage supérieur dans le sens Ouest-Est.

Deux ponts superposés plutôt qu’un seul

L’échangeur de Vêdoko n’est pas un simple pont à sens unique. Le projet se divise en deux grandes phases techniques : le passage supérieur dans le sens Ouest-Est et celui dans le sens Est-Ouest. La construction de deux viaducs distincts vise à séparer complètement les principaux flux de circulation. Cette configuration nécessite mécaniquement deux fois plus de béton, d’acier, de main-d’œuvre et d’ingénierie lourde.

Avec cette nouvelle contribution japonaise, le financement global du projet atteint désormais 26,228 milliards de FCFA. L’objectif consiste à réorganiser la circulation au carrefour Vêdoko, un point névralgique du réseau routier de Cotonou où la convergence des flux de véhicules peut considérablement ralentir les déplacements.

Concrètement, un échangeur permet de séparer certains courants de circulation grâce à des voies aménagées à différents niveaux. Les véhicules empruntant les passages supérieurs peuvent ainsi éviter une partie des conflits de circulation au niveau du carrefour. Cette configuration est susceptible de réduire les ralentissements, sous réserve d’une bonne articulation des différents accès et d’une adaptation des aménagements aux flux de trafic. Le financement ne se limite donc pas à la construction d’un ouvrage d’art : il participe à une transformation de l’organisation de la circulation.

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Moins de bouchons : un soulagement pour le quotidien et les ménages

Pour les habitants de Cotonou, les bénéfices attendus sont d’abord pratiques. Une circulation plus fluide pourrait permettre aux travailleurs de rejoindre plus facilement leur lieu d’activité, aux élèves et aux étudiants de réduire le temps consacré aux trajets, ainsi qu’aux usagers des transports en commun de se déplacer dans de meilleures conditions.

Les effets pourraient également se faire sentir sur le budget des ménages. Lorsqu’un véhicule reste longtemps immobilisé dans les embouteillages, sa consommation de carburant augmente et les déplacements deviennent plus coûteux. Une réduction des congestions pourrait donc limiter certaines dépenses liées aux trajets, même si l’ampleur des économies dépendra de l’amélioration effective de la circulation.

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Un levier économique pour les commerçants et transporteurs

Par ailleurs, la fluidité du trafic constitue un enjeu majeur pour l’économie urbaine. À Cotonou, où les activités commerciales et les déplacements professionnels génèrent d’importants mouvements de véhicules, les ralentissements routiers se traduisent par des pertes de temps et des surcoûts pour les opérateurs économiques.

Pour les conducteurs de Zémidjan, les transporteurs et les commerçants, le gain de temps représente ainsi un enjeu direct de rentabilité. Des déplacements plus prévisibles faciliteraient l’organisation des livraisons, la rotation des véhicules et l’acheminement des marchandises vers les principaux marchés de l’agglomération. Les entreprises de transport pourraient ainsi mieux planifier la gestion de leurs flottes, tandis que les petits commerçants, dépendants d’un approvisionnement quotidien, bénéficieraient de conditions logistiques plus favorables pour soutenir leurs activités.

Les défis d’une transformation à long terme

Toutefois, ces améliorations restent pour l’heure des retombées attendues. Leur portée réelle dépendra notamment de la qualité de l’exécution des travaux, de la gestion des accès à l’échangeur et de l’évolution du trafic dans les voies environnantes.

Un échangeur ne suffit pas, à lui seul, à résoudre l’ensemble des difficultés de mobilité d’une grande métropole. Les résultats finaux dépendront aussi de la gestion des autres carrefours, de l’état général du réseau routier, de l’organisation du transport collectif et de la maîtrise de l’urbanisation. L’enjeu consiste donc à inscrire cet investissement dans une politique plus large d’amélioration des déplacements urbains.

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Le Japon consolide son appui aux infrastructures béninoises

Au-delà de son impact sur la mobilité, ce financement illustre la poursuite de la coopération bilatérale entre le Bénin et le Japon dans le domaine des infrastructures de transport. L’ambassadeur japonais, Hideki Uezono, a souligné l’importance accordée par son pays au développement des équipements structurants au Bénin. De son côté, Oscar Hugues Lokossou a insisté sur les retombées attendues de l’ouvrage pour les populations et l’activité économique, tout en réaffirmant la volonté du gouvernement béninois d’assurer un suivi rigoureux des travaux afin de garantir leur achèvement dans les délais contractuels.

Pour les usagers, la réussite du projet se mesurera moins au montant investi qu’à ses effets sur le terrain : moins de temps perdu, des déplacements plus fluides et un environnement plus propice aux affaires. À terme, l’échangeur de Vêdoko est ainsi appelé à devenir un levier d’amélioration de la mobilité urbaine à Cotonou. Les 26,228 milliards de FCFA mobilisés pour le projet représentent un investissement important, dont la valeur pour les populations dépendra de la capacité de l’infrastructure à répondre durablement aux difficultés de circulation.

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