La présidente de la Haute Cour de Justice du Bénin, Pre Dandi Gnamou, a reçu en audience, ce vendredi 23 octobre 2026, le professeur Léon Josse, doyen de la Faculté de droit et de science politique de l’Université d’Abomey-Calavi. Les deux personnalités ont échangé sur la préparation d’un colloque international consacré à l’histoire du droit en Afrique.
La rencontre intervient à quelques semaines du colloque « Histoire du droit et des institutions en Afrique : enjeux épistémologiques et perspectives de reconstruction juridique », prévu du 26 au 28 novembre 2026 à l’Université d’Abomey-Calavi. L’événement vise à interroger les fondements du droit africain au-delà des écoles de pensée importées et à esquisser une approche propre au continent.
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Penser le droit depuis l’Afrique
Le projet académique entend replacer l’histoire du droit au centre de la formation des juristes africains. Par ailleurs, les organisateurs souhaitent montrer que les systèmes juridiques du continent ne peuvent se comprendre sans l’étude de leurs institutions, de leurs héritages et de leurs évolutions propres.
L’initiative cherche également à promouvoir la recherche, à former des enseignants-chercheurs et à produire des méthodes d’enseignement adaptées aux réalités africaines. Elle s’attaque ainsi à la faible représentation de cette discipline dans les universités du continent.
Les échanges entre la magistrate et le doyen ont aussi porté sur les réformes universitaires, le fonctionnement de la Faculté de droit et de science politique et les défis liés à la qualité de l’enseignement. La FADESP figure parmi les entités les plus importantes de l’Université d’Abomey-Calavi et accueille un grand nombre d’étudiants.
Pour l’institution judiciaire, la qualité de la formation des futurs juristes conditionne la solidité de l’État de droit. Une meilleure maîtrise de l’histoire du droit peut aider les magistrats, avocats et universitaires à interpréter les normes avec davantage de recul et de contexte.
Une coopération à consolider
Pre Dandi Gnamou a salué la visite du doyen et son engagement en faveur du rayonnement de la Faculté. Le dialogue entre la Haute Cour de Justice et l’université illustre la nécessité de rapprocher la pratique judiciaire de la recherche académique.
À l’approche du colloque de novembre, cette coopération pourrait en effet favoriser des travaux capables d’éclairer les réformes juridiques béninoises et africaines, tout en donnant aux jeunes chercheurs un cadre pour contribuer à la construction d’une pensée juridique africaine.
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