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Bénin : le Sénat entame sa première session ordinaire

Le Sénat du Bénin a ouvert, ce mercredi 28 octobre 2026, sa première session ordinaire au Dôme du Sofitel de…

Le Sénat du Bénin a ouvert, ce mercredi 28 octobre 2026, sa première session ordinaire au Dôme du Sofitel de Cotonou. Présidée par Patrice Talon, la rencontre marque l’entrée effective de la chambre haute dans son travail législatif, trois mois après l’installation de ses 25 membres.

Pendant 21 jours, les sénateurs examineront les dossiers transmis à l’institution et toujours en attente de délibération. Cette première session constitue également un test concret pour le Parlement bicaméral, instauré afin de renforcer le contrôle institutionnel et la continuité de l’État.

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Une rentrée sous le signe des chantiers

L’ordre du jour porte sur plusieurs textes majeurs, dont le nouveau Code de la route adopté la veille par l’Assemblée nationale. Les sénateurs doivent désormais poursuivre son examen et déterminer les ajustements nécessaires avant son adoption définitive.

Pour cette rentrée solennelle, le président de la chambre haute, Patrice Talon, a prononcé le discours inaugural. L’ancien chef de l’État a ainsi orienté les travaux des sénateurs en déclinant l’ordre du jour et les dossiers prioritaires de la session.

Un rôle nouveau pour la chambre haute

La session intervient une semaine après la rentrée de l’Assemblée nationale, ouverte le 21 octobre. Cette succession de travaux confirme la mise en route du bicamérisme ainsi que la complémentarité attendue entre les deux chambres.

Le Sénat béninois, pour cette première session, devra démontrer sa capacité en tant qu’organe de régulation. Ses membres devront traduire ce rôle en décisions utiles, notamment sur les réformes législatives liées à l’État de droit et au développement durable.

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Vingt et un jours pour convaincre

La brièveté de cette session impose d’emblée un rythme soutenu aux parlementaires. L’ordre du jour s’annonce dense, obligeant les sénateurs à naviguer entre l’urgence des textes prioritaires, les indispensables échanges avec les autres institutions ainsi que la définition d’un cadre de travail pérenne.

Pour le gouvernement comme pour les citoyens, l’enjeu dépasse le simple protocole politique. Véritable baptême du feu, cette session doit permettre à la nouvelle chambre haute de démontrer sa plus-value institutionnelle, tant par la rigueur de sa production législative que par son soutien actif aux réformes en cours au Bénin.

En somme, au terme de ces 21 jours, le Sénat devra rapidement dépasser le décorum de la cérémonie d’ouverture pour imposer sa marque sur l’agenda législatif. parce que c’est de la capacité des parlementaires à traduire les débats en arbitrages concrets que dépendra la véritable légitimité de la chambre haute au sein de l’architecture institutionnelle béninoise.

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