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Bénin : L’ARPP-Bénin réclame la reprise des quittances douanières

Réunis à Porto-Novo le vendredi 25 septembre 2026, les membres de l’Association des revendeurs des produits pétroliers du Bénin (ARPP-Bénin)…

Réunis à Porto-Novo le vendredi 25 septembre 2026, les membres de l’Association des revendeurs des produits pétroliers du Bénin (ARPP-Bénin) ont appelé les autorités à mettre fin à la suspension de la délivrance des quittances douanières aux transporteurs de produits pétroliers à moto dans les départements de l’Ouémé et du Plateau.

L’association affirme que cette mesure, appliquée depuis près de deux mois, a interrompu une grande partie des activités du secteur et fragilisé de nombreux ménages. Elle demande au gouvernement de rétablir rapidement le dispositif, tout en proposant un mécanisme de transport et de contrôle présenté comme une solution « zéro risque ».

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Une suspension qui paralyse le secteur

La conférence de presse a réuni des revendeurs, des conducteurs de motos, des commerçantes et des employés du secteur pétrolier venus des deux départements. Tous ont dénoncé les conséquences économiques et sociales de l’arrêt de la délivrance des quittances.

Selon l’ARPP-Bénin, la mesure a pris effet au début du mois d’août 2026, soit environ sept semaines avant la rencontre de Porto-Novo. L’association reproche aux services douaniers de ne pas avoir communiqué officiellement les raisons de la suspension ni accordé de période de transition aux opérateurs concernés.

En l’absence de quittance, les transporteurs ne peuvent plus exercer leurs activités dans le cadre habituel. Les revendeuses affirment, de leur côté, ne plus recevoir régulièrement les produits nécessaires au fonctionnement de leurs points de vente.

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Les acteurs réclament un dialogue

Plusieurs responsables locaux de l’ARPP ont appelé à l’ouverture de discussions avec les autorités. Le conseiller Atchadé Lakognon a insisté sur la nécessité d’un dialogue rapide afin d’éviter l’enlisement de la situation.

Gouchoedou Ahoukpo, président de l’association dans la commune d’Avrankou, a déclaré que les membres restaient disposés à respecter les règles fixées par l’administration. Il a invité le gouvernement à préciser ses exigences, notamment si la suspension répond à une volonté de revoir le montant ou les conditions d’émission des quittances.

Pour Jean Kotoclomè, responsable de l’ARPP à Porto-Novo, la crise touche directement les revenus des familles. Il a évoqué des situations de chômage, de difficultés alimentaires et de déscolarisation, alors que la rentrée scolaire 2026-2027 vient de commencer.

Le responsable a également contesté l’imputation systématique des incidents liés au transport de produits pétroliers aux conducteurs de motos. Selon lui, ces derniers appliquent désormais des mesures de sécurité plus strictes, tandis que les accidents les plus graves seraient principalement liés aux gros porteurs. Cette affirmation n’a toutefois pas été étayée, lors de la conférence, par des données officielles.

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Une alerte sur les recettes publiques

L’ARPP-Bénin estime que la suspension ne règle pas les problèmes de sécurité et de contrôle. Elle pourrait, au contraire, réduire les recettes fiscales, encourager le transport clandestin et rendre plus difficile le suivi des flux de produits pétroliers.

« Nous en avons marre des difficultés régulièrement créées dans le rang des acteurs des produits pétroliers par la douane », a déclaré Urbain Gaël Lalou, président national de l’organisation. Il a ensuite demandé l’intervention du chef de l’État, Romuald Wadagni, afin de trouver une issue à la crise.

Le président de l’ARPP-Bénin a également rappelé que les conducteurs de bus J9 restent confrontés à une suspension de leurs activités depuis plusieurs années, malgré leur volonté affichée de se conformer aux exigences de formalisation.

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Des bidons sécurisés plutôt que des tonneaux

Au-delà de la reprise des quittances, l’association propose une réorganisation du circuit d’approvisionnement. Urbain Gaël Lalou, qui se présente comme expert en environnement, en prévention et en gestion des risques et catastrophes, préconise l’utilisation exclusive de bidons sécurisés pour le transport, le stockage et la distribution des produits pétroliers.

Cette proposition vise à remplacer les tonneaux jugés dangereux et à réduire les risques d’incendie, de pollution et d’exposition des ménages. L’ARPP-Bénin affirme ainsi vouloir contribuer à une meilleure sécurisation du secteur dans l’Ouémé et le Plateau.

L’organisation se dit également prête à participer au suivi des quittances pour les motos, les bus J9 et les camions. Elle présente ce mécanisme comme un outil de traçabilité et de transparence, mais sa mise en œuvre nécessiterait l’accord des autorités compétentes ainsi qu’un cadre officiel de contrôle.

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Un appel à la levée de la mesure

À Porto-Novo, l’ARPP-Bénin a demandé la levée immédiate de la suspension appliquée aux transporteurs à moto. L’association estime qu’une reprise encadrée permettrait aux travailleurs de retrouver leurs revenus, à l’État de sécuriser ses recettes et aux autorités de mieux contrôler la circulation des produits pétroliers.

Pour l’heure, aucun élément officiel communiqué par la Direction générale des Douanes ne permet de préciser publiquement le motif exact de la suspension des quittances dans l’Ouémé et le Plateau. Les revendications de l’ARPP reposent donc principalement sur les déclarations faites lors de sa conférence de presse.

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