Une importante opération policière menée dans la soirée du jeudi 9 juillet 2026 à Amouloko, dans l’arrondissement de Katagon (commune d’Akpro‑Missérété), a permis la saisie de plus de 100 kilogrammes de médicaments de la rue. Si la principale suspecte a échappé aux enquêteurs, cette intervention pourrait marquer un tournant dans la lutte contre le trafic illicite de produits pharmaceutiques dans cette partie du département de l’Ouémé.
Sous la conduite du commissaire major de police Emmanuel Yessinou, les éléments du commissariat de Katagon ont lancé une opération ciblée visant le démantèlement d’un réseau présumé de commercialisation de faux médicaments.
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L’intervention, préparée à partir de renseignements recueillis par les services de police, a conduit les enquêteurs jusqu’au domicile d’une femme identifiée comme A. Marguerite, présentée comme la principale mise en cause dans cette affaire.
Le coup de filet du commissariat de Katagon à Amouloko
À leur arrivée, les policiers n’ont pas trouvé la suspecte. En revanche, la perquisition a débouché sur une découverte de taille : plus de 100 kilogrammes de médicaments de la rue ont été saisis.
Ce volume conséquent indique la présence d’une chaîne d’approvisionnement dûment structurée, plutôt que l’image d’un simple commerce clandestin de proximité. Selon les premiers éléments recueillis lors de l’opération, les produits étaient destinés à être écoulés auprès des populations locales.
Plus de 100 kg de produits saisis : Un réseau d’approvisionnement d’envergure
Les investigations se sont poursuivies sur place avec le recueil de plusieurs témoignages. D’après les informations communiquées, deux enfants présents dans l’habitation auraient indiqué aux policiers que les médicaments appartenaient à leur tutrice, identifiée comme A. Marguerite.
Ils auraient également affirmé que cette dernière importait frauduleusement ces produits avant de les revendre dans plusieurs localités environnantes depuis plusieurs années. Ces déclarations alimentent l’enquête et les investigations en cours devront les corroborer.
Témoignages clés et traque de la principale suspecte, A. Marguerite
L’absence de la principale mise en cause au moment de l’intervention n’a pas mis un terme aux investigations. Ainsi, les enquêteurs poursuivent désormais leurs recherches afin de l’interpeller et de déterminer l’étendue du réseau présumé auquel elle pourrait appartenir.
Les investigations visent également à identifier d’éventuels complices, les circuits d’approvisionnement ainsi que les points de distribution des produits saisis dans l’arrondissement de Katagon et ses environs.
Médicaments de la rue : Un fléau sanitaire traqué par la police de l’Ouémé
Au Bénin, comme dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, le commerce illicite de médicaments représente un enjeu majeur de santé publique. Souvent vendus en dehors des circuits pharmaceutiques autorisés, ces produits exposent les consommateurs à de graves risques sanitaires en raison de leur origine incertaine, de leur mauvaise conservation ou encore de leur composition inconnue.
La saisie opérée à Amouloko illustre ainsi la détermination des forces de sécurité à intensifier la lutte contre ce trafic, dont les conséquences dépassent largement le cadre judiciaire pour toucher directement la santé des populations.
La Chute d’un Réseau, mais une Suspecte en Cavale
En attendant l’interpellation de la principale suspecte, les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de faire toute la lumière sur cette affaire et de démanteler, le cas échéant, l’ensemble du réseau de distribution.
Si les étals clandestins d’Amouloko ont vu leur approvisionnement s’effondrer en l’espace d’une soirée, l’enquête ne fait que commencer. La marchandise est tombée, mais la principale mise en cause, elle, a réussi à glisser entre les mailles du filet.



