Cotonou, 15 mai 2026 – Dans le cadre de son plan stratégique « Vision 2030 », la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCI Bénin) vient de franchir une étape clé pour l’intégration économique régionale. Sous l’impulsion de son Bureau consulaire et en partenariat avec le Projet d’Appui au Développement du Maraîchage (PADMAR), une mission de prospection commerciale d’envergure s’est achevée le jeudi 14 mai 2026, après six semaines d’immersion sur les grands corridors ouest‑africains.
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Un périple de six semaines à travers quatre pays
Débutée le 31 mars, cette expédition a conduit une délégation de producteurs maraîchers béninois à travers un itinéraire stratégique touchant le Bénin, le Togo, le Ghana et le Nigéria. L’objectif était clair : confronter les producteurs aux réalités du terrain, identifier des débouchés directs et renforcer leur compétitivité face aux exigences des marchés régionaux.
Au Bénin, la mission a débuté par l’exploration des circuits nationaux. Les délégués ont parcouru les allées des marchés Dantokpa (Cotonou), Ouando et Ahouangbomè (Porto‑Novo), tout en rencontrant les gestionnaires de grandes enseignes de distribution telles que Erevan, Franc Prix et Mont Sinaï.
Immersion dans les hubs commerciaux régionaux
Passées les frontières nationales, la délégation a multiplié les escales dans les places fortes du commerce sous‑régional : Assigamé, Adidogomé et Hanoukopé au Togo ; Kumasi au Ghana ; Mile 12 à Lagos et Badagry au Nigéria. À chaque étape, la CCI Bénin a pu compter sur ses homologues consulaires — CCI Togo, Chambre de Commerce de Kumasi et NACCIMA au Nigéria — pour faciliter des séances de travail avec grossistes et associations professionnelles. Ces rencontres ont permis non seulement d’identifier les contraintes, mais aussi de partager des expériences et de promouvoir des échanges plus fluides et sécurisés.
Lever les verrous du commerce transfrontalier
Au‑delà de la prospection, la mission a révélé les obstacles qui freinent la fluidité des échanges. Les producteurs et les commerçants ont exposé les réalités des corridors et identifié trois freins majeurs : la logistique, avec les difficultés de transport et de conservation des produits périssables ; l’administratif, marqué par certaines lourdeurs bureaucratiques aux frontières ; et enfin les pratiques sectorielles, où diverses habitudes opaques entravent la transparence des transactions.
Des perspectives encourageantes
Le bilan de cette mission est accueilli avec une satisfaction générale. Les producteurs maraîchers béninois ont noué des contacts directs avec des acheteurs de gros, évitant ainsi certains intermédiaires, tandis que les partenaires étrangers ont salué l’initiative comme une opportunité de renforcer les échanges. Cette démarche illustre la volonté politique et économique de la CCI Bénin de passer d’une agriculture de subsistance à une agriculture d’exportation structurée, capable de répondre aux exigences de qualité et de flux des marchés voisins.
Le succès de cette prospection ouvre désormais la voie à des contrats commerciaux plus formels et à une meilleure valorisation des produits « Made in Benin » dans les assiettes de la sous‑région.




