Le temps de la tolérance touche à sa fin. Avant de lancer une campagne nationale de contrôles, le ministère des Enseignements maternel et primaire (MEMP) a choisi une dernière étape : informer pour mieux réguler. Depuis le 13 juillet, les promoteurs d’établissements privés sont appelés à se mettre en conformité avec la réglementation, sous peine de s’exposer à des sanctions.
Pendant des années, de nombreuses écoles privées ont fonctionné avec des niveaux de conformité variables. Pour les autorités éducatives, cette situation ne peut plus perdurer.
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Le ministère des Enseignements maternel et primaire a engagé une tournée nationale de sensibilisation destinée aux promoteurs d’établissements privés. Derrière cette initiative se dessine une volonté affichée : remettre de l’ordre dans un secteur qui accueille chaque année des milliers d’élèves et dont la qualité influence directement les performances du système éducatif. Le message adressé aux responsables d’écoles est sans ambiguïté : la période de mise en conformité précède désormais celle des contrôles.
Informer aujourd’hui pour éviter les sanctions demain
Plutôt que d’engager immédiatement une répression, le ministère mise d’abord sur la pédagogie. Lors de cette tournée, les équipes de la Direction de l’Enseignement primaire échangent directement avec les promoteurs autour des obligations prévues par le décret nᵒ 2007-279 du 16 juin 2007, qui encadre la création, l’ouverture, l’extension, le transfert, le changement de dénomination, le fonctionnement et la fermeture des établissements privés.
L’objectif consiste à lever les ambiguïtés qui subsistent sur les démarches administratives et les exigences réglementaires afin que chaque établissement puisse régulariser sa situation avant les inspections.
Au-delà des autorisations, la qualité de l’enseignement en ligne de mire
Les discussions ne se limitent pas aux formalités administratives. Les responsables du ministère rappellent également les normes qui conditionnent le fonctionnement d’une école privée : qualité des infrastructures, qualification des enseignants, respect des programmes officiels, application du calendrier scolaire et conditions d’accueil des élèves. À travers cette démarche, les autorités cherchent à garantir que tous les établissements offrent un environnement d’apprentissage conforme aux standards exigés par l’État.
Le ministère annonce la fin de la période de tolérance
Pour les promoteurs, cette campagne constitue une ultime opportunité de régularisation.
Le directeur de l’Enseignement primaire, Jimon Jacob TOUDONOU, insiste sur le fait que cette phase de sensibilisation vise avant tout à accompagner les établissements vers la conformité.
Mais le ministère prévient également que cette démarche marque la dernière étape avant le lancement des opérations de contrôle. Les écoles qui continueront d’exercer en violation de la réglementation s’exposeront à l’application stricte des textes en vigueur.
Un enjeu qui dépasse le simple contrôle administratif
Le gouvernement entend également renforcer la crédibilité de l’enseignement privé au Bénin. Dans un contexte où les familles accordent une place croissante aux établissements privés dans la scolarisation de leurs enfants, les autorités veulent instaurer des règles communes pour garantir des conditions d’enseignement équitables sur l’ensemble du territoire.
L’ambition affichée est claire : faire de la conformité réglementaire un levier d’amélioration de la qualité de l’éducation, tout en mettant définitivement fin aux établissements qui évoluent en dehors du cadre légal.
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