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Les Guépards du Bénin glissent d’un échelon dans le classement FIFA

Cotonou, 3 avril 2025 – Ce jeudi printanier, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a levé le voile sur…

Le Bénin recule à la 95e place mondiale au classement FIFA du 3 avril 2025 après un nul face au Zimbabwe et une défaite contre l’Afrique du Sud

Cotonou, 3 avril 2025 – Ce jeudi printanier, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a levé le voile sur son premier palmarès des nations pour l’année 2025, une fresque mondiale esquissée quelques jours après la trêve internationale de mars. Si l’événement, attendu avec une curiosité fébrile par les amateurs du ballon rond, a suscité des élans de joie dans certains cénacles, il a semé une ombre de désappointement au sein de la constellation béninoise. Les Guépards, vaillants représentants du Bénin, ont vu leur étoile pâlir d’un cran, dégringolant de la 94ᵉ à la 95ᵉ marche du classement planétaire, un léger pas en arrière qui résonne comme une note discordante dans leur partition récente.

Classement FIFA : une trêve internationale aux saveurs aigre-douces

Ce recul, loin d’être un caprice du destin, trouve ses racines dans les joutes disputées lors des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026. Le 5ᵉ acte de cette campagne, un duel face au Zimbabwe, s’est soldé par une égalité haletante (2-2), un score qui, s’il témoigne d’une combativité certaine, n’a pas suffi à galvaniser les points au compteur FIFA. Quelques jours plus tard, une confrontation avec l’Afrique du Sud a scellé un sort plus sévère : une défaite sans appel (0-2) qui a pesé lourd dans la balance. Sous la férule de Gernot Rohr, stratège aguerri, les Guépards n’ont pu conjurer cette double épreuve, et leur position mondiale s’en ressent aujourd’hui, les reléguant juste derrière la Chine, un voisinage inattendu dans cette hiérarchie mouvante.

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Pourtant, au firmament continental, le Bénin conserve une constance méritoire. Ancrée à la 21ᵉ place africaine, l’équipe nationale maintient son rang parmi les forces vives du continent, une stabilité qui offre une lueur d’espoir dans ce tableau assombri. Loin de s’effondrer, elle demeure une présence respectable, à l’ombre des géants qui dominent l’échiquier africain.

L’Afrique en mouvement : triomphes et déconvenues

Par ailleurs, À l’échelle du continent, le classement distille un bouquet de fortunes diverses. Le Maroc, tel un phare inébranlable, trône toujours en maître au 12ᵉ rang mondial, conservant son sceptre africain avec une autorité qui force l’admiration. Les Lions de l’Atlas, portés par leur constance, continuent d’illuminer le chemin du football continental. Le Sénégal, quant à lui, voit son éclat légèrement terni : un recul de deux marches le précipite à la 19ᵉ position mondiale, un léger fléchissement qui n’entame toutefois pas son prestige de vice-roi africain.

Ailleurs, des ascensions fulgurantes captent les regards. Le Gabon, avec une envolée de cinq places, s’installe au 79ᵉ rang mondial, un bond qui traduit une dynamique retrouvée. La Côte d’Ivoire, forte de son héritage footballistique, grimpe, elle aussi, de cinq échelons pour s’ériger au 41ᵉ rang, une progression qui fait écho à sa résilience. Le Zimbabwe et la Sierra Leone, moins en vue, s’offrent également des avancées notables, signe d’une vitalité émergente. À l’inverse, la Guinée-Bissau essuie une bourrasque cruelle : une chute vertigineuse de huit places la relègue dans les tréfonds du classement, une dégringolade qui invite à l’introspection.

Une fresque mondiale en perpétuelle métamorphose

Ce premier classement FIFA de 2025, publié ce 3 avril, s’apparente à une toile mouvante où chaque coup de pinceau (un match, une victoire, une défaite) redessine les contours d’une hiérarchie jamais figée. Pour les guépards du Bénin, ce léger repli n’est pas une sentence, mais une étape dans une odyssée plus vaste. Sous la houlette de Rohr, l’équipe a déjà prouvé sa capacité à rugir face à l’adversité, et les prochaines échéances des éliminatoires pourraient bien aussi leur offrir une tribune pour reconquérir leur lustre perdu.

Dans l’atmosphère incertaine de ce printemps, une question demeure : ce recul est-il temporaire ou annonce-t-il un changement plus profond ? Seul l’avenir, avec ses défis et ses opportunités, apportera une réponse.

 

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