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UAC et Parlement : Djogbénou et Igué s’allient pour la crédibilité de l’université

Au Palais des Gouverneurs de Porto‑Novo, une visite de courtoisie s’est transformée en réflexion sur l’avenir de l’enseignement supérieur béninois.…

Au Palais des Gouverneurs de Porto‑Novo, une visite de courtoisie s’est transformée en réflexion sur l’avenir de l’enseignement supérieur béninois. Ce jeudi 9 juillet 2026, le président de l’Assemblée nationale, le professeur Joseph Fifamin Djogbénou, a placé au cœur des échanges une question essentielle : comment redonner toute sa crédibilité à l’université et à ceux qui la font vivre ? En recevant le recteur de l’Université d’Abomey‑Calavi (UAC), le professeur Charlemagne Babatoundé Igué, il a ouvert un dialogue qui dépasse le cadre institutionnel.

En effet, cette rencontre a mis en lumière un symbole inédit dans l’histoire politique du Bénin : pour la première fois, les trois plus hautes fonctions du bureau de l’Assemblée nationale sont occupées par des universitaires. Dès lors, le recteur de l’UAC y voit une reconnaissance de l’excellence académique béninoise et un motif de fierté pour toute la communauté scientifique.

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De la visite de courtoisie à la réflexion stratégique sur l’enseignement supérieur 

À l’issue de l’audience, le professeur Charlemagne Babatoundé Igué a expliqué que cette visite visait d’abord à présenter les civilités de l’Université d’Abomey-Calavi au nouveau président de l’institution parlementaire. Mais très vite, les discussions ont dépassé le simple registre protocolaire.

Les deux universitaires ont abordé plusieurs enjeux majeurs liés à la gouvernance des établissements d’enseignement supérieur, à la qualité de la recherche scientifique, à la mission pédagogique des enseignants-chercheurs et au rôle de l’université dans le développement de la société. Pour le recteur, ces échanges traduisent une volonté commune de renforcer les fondements de l’institution universitaire.

Restaurer l’image et la gouvernance : l’engagement du recteur Charlemagne Igué 

Au cours de l’entretien, Joseph Fifamin Djogbénou a partagé avec son hôte plusieurs orientations destinées à améliorer la gouvernance universitaire et à renforcer la confiance du public envers les établissements d’enseignement supérieur.

Le président du Parlement a notamment insisté sur la nécessité de préserver l’image des enseignants-chercheurs, dans un contexte où certains comportements individuels alimentent les critiques à l’égard du monde universitaire.

Pour le recteur de l’UAC, cette préoccupation rejoint les défis auxquels fait face l’université.

« Nous allons travailler à améliorer la gouvernance universitaire et surtout la crédibilité de notre institution ainsi que celle des enseignants-chercheurs. Notre objectif est d’envoyer désormais des signaux forts et crédibles, aussi bien à l’endroit des autorités que de l’ensemble de la société », a-t-il déclaré à la presse parlementaire.

Un symbole politique fort : trois universitaires à la tête de l’Assemblée nationale 

La rencontre a également revêtu une portée hautement symbolique. Le professeur Charlemagne Babatoundé Igué a salué le fait que le président de l’Assemblée nationale et ses deux vice-présidents soient tous issus du monde universitaire. Selon lui, cette configuration inédite illustre la place que peuvent occuper les compétences académiques dans la conduite des institutions de la République.

Pour la communauté universitaire, cette présence constitue un encouragement à promouvoir davantage l’excellence, la rigueur scientifique et le sens du service public.

Recréer le lien de confiance entre le savoir académique et la société béninoise 

Derrière les échanges institutionnels se dessine une ambition plus large : rapprocher l’université des attentes des citoyens. À une époque où les établissements d’enseignement supérieur sont régulièrement interpellés sur leur gouvernance, leur performance et leur capacité à répondre aux besoins de la société, cette rencontre rappelle que la crédibilité ne se décrète pas. Elle se construit, jour après jour, à travers la qualité de la formation, l’intégrité de la recherche et l’exemplarité de celles et ceux qui transmettent le savoir.

En quittant le Palais des Gouverneurs, le recteur de l’UAC n’emportait pas que les salutations d’un ancien collègue universitaire devenu président du Parlement. Il repartait avec une feuille de route et une conviction : l’avenir de l’université béninoise dépend autant de ses performances académiques que de la confiance qu’elle saura inspirer à toute une nation.

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