Justice




Une arrestation qui ébranle Cotonou : Wilfried Apollinaire Avognon sous les verrous

Le crépuscule du 2 avril 2025 a vu s’abattre une ombre inattendue sur la scène politique béninoise. Wilfried Apollinaire Avognon,…

Wilfried Apollinaire Avognon, leader du NFN, est interpellé à Cotonou pour harcèlement numérique, suscitant l’indignation

Le crépuscule du 2 avril 2025 a vu s’abattre une ombre inattendue sur la scène politique béninoise. Wilfried Apollinaire Avognon, figure de proue du parti Nouvelle Force Nationale (NFN), s’est retrouvé enserré dans les rets d’une interpellation musclée.  En effet, À la sortie de son lieu de travail, une escouade de policiers l’a cueilli avec une promptitude saisissante, avant de le conduire à son domicile pour une fouille méticuleuse. Par ailleurs, lors de cette perquisition, les forces de l’ordre ont emporté un butin de documents, tant personnels que liés à sa formation politique, plongeant ses proches et ses partisans dans une stupeur mêlée d’indignation.

 Wilfried  : un chef d’accusation au parfum numérique

D’ailleurs, L’étau judiciaire se resserre autour de l’opposant pour une raison aussi précise qu’intrigante : le harcèlement par le truchement de systèmes de communication électroniques. Deux publications sur les réseaux sociaux, dont la teneur reste pour l’heure voilée, seraient le brandon ayant attisé cette flambée répressive. Si les détails de ces écrits demeurent dans l’ombre, ils suffisent à faire peser sur Avognon une accusation qui, dans un monde dans lequel le virtuel tisse les liens du réel, résonne avec une gravité particulière.

LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ



Une détention sous haute tension

Le lendemain, le 3 avril, la Brigade économique et financière (BEF) est devenue le théâtre d’une convergence émue. L’avocat du prévenu, Me Renaud Agbodjo, flanqué de cadres du NFN, s’est rendu au chevet de son client. Avec une fermeté contenue, le défenseur a dénoncé une arrestation qu’il juge « arbitraire », déplorant l’absence de toute convocation préalable. Dans un élan de solidarité, le parti a également brandi un communiqué cinglant, fustigeant une atteinte manifeste aux droits fondamentaux et aux libertés publiques. Leur exigence fuse, limpide et sans détours : la libération immédiate de leur leader.

Une polémique qui enfle

En outre, L’affaire Avognon, loin de se cantonner aux murs de la BEF, soulève déjà des vagues d’interrogations. Comment deux publications numériques peuvent-elles justifier une telle diligence policière ? Le spectre d’une répression ciblée plane, alimenté par les déclarations des proches du prévenu, qui y voient une tentative d’étouffer une voix dissidente. Dans les cercles de l’opposition, l’écho de cette interpellation résonne comme un avertissement, tandis que le silence des autorités alimente les spéculations.

Un destin suspendu aux vents de la justice

En somme, À l’heure où les regards convergent vers Cotonou, le sort de Wilfried Apollinaire Avognon demeure une énigme enveloppée d’incertitude. La machine judiciaire, désormais en marche, dictera-t-elle une issue rapide ou prolongera-t-elle cette saga aux accents politiques ? Entre les murs de la BEF et les espoirs de ses partisans, un fil ténu se tend, prêt à vibrer au moindre souffle. Reste à savoir si ce vent portera les accents de la liberté ou ceux d’une tempête plus vaste encore.

 

 

Suivez l'information en direct sur notre chaîne WHATSAPP