À Cotonou, l’heure est à la célébration de « l’intelligence juridique ». Le lundi 2 mars 2026, la Professeure Dandi Gnamou a ouvert les portes de la Haute Cour de Justice au Dr Rostov Gilbert Kingbe. Derrière cette audience protocolaire se cache une victoire symbolique pour la recherche africaine : le sacre du premier prix « Président Mamadou Badio Camara ».
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Dans le milieu feutré du droit public, les distinctions sont rares et chèrement acquises. En recevant le Dr Rostov Gilbert Kingbe, la présidente de la Haute Cour de Justice, Dandi Gnamou, n’a pas seulement apprécié un compatriote ; elle a aussi rendu hommage à une excellence académique qui dépasse désormais les frontières du Bénin pour rayonner sur l’ensemble de l’espace francophone.

Le « Prix Badio Camara » : un baptême du feu réussi
Pour cette édition inaugurale lancée par l’Association Africaine des Hautes Juridictions Francophones (AA-HJF), le jury n’a pas fait dans la demi-mesure. Le lauréat, pur produit de l’Université d’Abomey-Calavi, a été récompensé pour une analyse pointue consacrée au quart de siècle de la Déclaration de Bamako.
Ainsi, ce prix souligne la pertinence des réflexions du Dr Kingbe sur les mécanismes de la démocratie et de l’État de droit en Afrique. D’autre part, il vient couronner un travail scientifique rigoureux, capable de proposer des solutions concrètes aux défis institutionnels du continent.

Une synergie entre mentorat et mérite
L’audience de ce lundi revêtait une dimension particulière : celle de la reconnaissance. Le jeune docteur est venu présenter son trophée à celle qui incarne l’une des plus hautes instances juridiques du pays.
« Ce succès est le fruit d’un engagement sans faille pour l’intégrité et la rigueur », a souligné le Pré Dandi Gnamou .
Pour la Présidente, ce parcours doit servir de boussole à la jeunesse intellectuelle du continent. En encourageant le lauréat à persévérer dans cette voie, elle rappelle que le droit n’est pas qu’une affaire de textes, mais de conviction et de service public.

Pourquoi cette distinction compte pour l’Afrique ?
À l’heure où les systèmes judiciaires africains cherchent à renforcer leur crédibilité, l’émergence de figures comme le Dr Kingbe constitue un signal fort. Elle prouve que les universités locales produisent des experts de classe mondiale, tandis que l’implication de l’AA-HJF renforce les ponts entre magistrats et théoriciens du droit. La Haute Cour de justice, en promouvant l’intégrité, place l’éthique au cœur de la réussite.
En définitive, cette rencontre entre une figure de proue de la magistrature et un brillant chercheur dessinant les contours d’une justice africaine plus décomplexée et résolument tournée vers l’avenir. Cotonou, par cette audience, confirme également son statut de laboratoire d’idées pour la gouvernance francophone.




