La présidente de la Haute Cour de Justice, Dandi Gnamou, a reçu mardi 28 avril une délégation de la Commission Béninoise des Droits de l’Homme (CBDH). Une rencontre au sommet qui intervient dans un contexte de renforcement des mécanismes de protection des citoyens.
Dans les salons feutrés de la Haute Cour de Justice, à Porto-Novo, l’heure est au dialogue républicain. Mardi 28 avril, la présidente de l’institution, le professeur Dandi Gnamou, a accordé une audience à la nouvelle mandature de la Commission Béninoise des Droits de l’Homme (CBDH), conduite par son président, le professeur Abou-Bakari Imorou. Si la visite s’inscrit officiellement dans la tradition de courtoisie suivant l’installation de la Commission, les échanges ont rapidement glissé vers les enjeux structurels qui animent la justice béninoise.
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Au cœur des discussions : la capacité des institutions à maintenir le cap des droits fondamentaux malgré les défis sécuritaires pressants qui touchent la sous-région. Pour Dandi Gnamou, dont le parcours de juge constitutionnelle s’est toujours inscrit dans la défense des libertés, refuse de faire de la protection de l’individu une variable d’ajustement.
« La protection des droits fondamentaux ne saurait être mise entre parenthèses, y compris dans les contextes les plus sensibles », a-t-elle martelé.

La prévention de la torture comme nouveau pilier
L’un des points saillants de cet entretien a été la mise en exergue des évolutions récentes de la CBDH. La présidente a notamment salué l’intégration du Mécanisme national de prévention de la torture (MNP) dans la nouvelle configuration de la Commission. Cette avancée, conforme aux engagements internationaux du Bénin, marque une volonté de passer d’une simple observation des droits de l’homme à une action préventive concrète au sein des lieux de privation de liberté.
Cette rencontre traduit une volonté de « solidarité institutionnelle » entre une Haute Cour, gardienne de la responsabilité des hauts dignitaires de l’État, et une Commission désormais plus outillée pour la veille citoyenne. En réaffirmant sa disponibilité à accompagner ces initiatives, Dandi Gnamou pose un acte fort de coopération juridique.
Au-delà des amabilités, ce rapprochement entre Porto-Novo et Cotonou dessine les contours d’une diplomatie judiciaire interne renforcée. Dans un État de droit en constante mutation, l’alignement de ces institutions est aussi comme un rempart nécessaire pour garantir que le progrès économique et la sécurité ne se fassent jamais au détriment de la dignité humaine.



