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ODEM Bénin : Thanguy Agoï en consultation chez Richard Magnidet

Dans les métiers de la presse, certaines rencontres valent davantage qu’une simple visite de courtoisie. Elles permettent de transmettre des…

Dans les métiers de la presse, certaines rencontres valent davantage qu’une simple visite de courtoisie. Elles permettent de transmettre des expériences, de rappeler des principes et, parfois, de mesurer le chemin qui reste à parcourir. La rencontre entre Thanguy Agoï, nouveau président de l’Observatoire de la Déontologie et de l’Éthique dans les Médias (ODEM), et Richard Magnidet appartient à cette catégorie.

À peine installé à la tête de la 10ᵉ mandature de l’institution d’autorégulation, Thanguy Agoï a choisi de se tourner vers l’un de ceux qui en connaissent le mieux les arcanes. Une délégation du nouveau bureau s’est rendue au domicile de Richard Magnidet, ancien président de l’ODEM et actuel conseiller à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC).

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Derrière cette démarche se dessine un message : pour construire l’avenir de l’autorégulation, la nouvelle génération entend d’abord écouter ceux qui en ont porté les responsabilités.

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Une visite sous le sceau de la solidarité humaine et confraternelle

Avant les questions de déontologie et les défis de la profession, il y avait une circonstance douloureuse. Richard Magnidet vient de perdre sa mère. La délégation conduite par Thanguy Agoï est donc venue lui témoigner sa compassion et la solidarité de la famille de la presse.

Le nouveau président de l’ODEM a voulu placer cette dimension humaine au premier plan. Dans les moments de deuil, a-t-il rappelé en substance, l’expérience et l’âge n’effacent jamais la douleur provoquée par la disparition d’une mère. Cette présence auprès de l’aîné de la profession a ainsi donné à la rencontre une tonalité particulière, avant que les discussions ne prennent une dimension plus institutionnelle.

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Richard Magnidet : Une mémoire vivante pour guider l’autorégulation

La nouvelle équipe de l’ODEM ne cherchait pas uniquement une bénédiction symbolique. Elle voulait également recueillir des conseils. Richard Magnidet connaît l’institution de l’intérieur. Ancien membre de l’ODEM et double président de l’organisation, il appartient à cette génération qui a participé à façonner les mécanismes d’autorégulation de la presse béninoise.

Pour Thanguy Agoï, son expérience constitue donc une ressource au moment où débute une nouvelle mandature. Les échanges ont porté sur les défis de l’ODEM, les questions liées à la déontologie et les difficultés auxquelles les professionnels des médias peuvent être confrontés dans l’exercice de leur métier. Une manière, pour la nouvelle équipe, de ne pas repartir de zéro.

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 Les nouveaux défis de la presse béninoise face à la responsabilité journalistique

Au-delà du fonctionnement de l’ODEM, la discussion a permis d’élargir le regard à l’ensemble du secteur médiatique. Journaliste d’expérience et conseiller à la HAAC, Richard Magnidet possède une double lecture de la profession : celle du praticien qui a longtemps exercé dans les médias et celle du responsable qui observe aujourd’hui leur évolution dans le cadre de la régulation. Pour Thanguy Agoï, cette expérience pouvait difficilement être ignorée.

Les défis qui attendent les médias ne se limitent plus à la seule question de la production de l’information. Ils concernent également la responsabilité du journaliste, le respect des règles professionnelles, la crédibilité des organes de presse et la capacité de la profession à préserver la confiance du public. C’est sur ce terrain que l’autorégulation prend toute son importance.

Quand la relève s’appuie sur la mémoire des aînés

En allant à la rencontre de l’ancien président, le nouveau bureau de l’ODEM envoie finalement un signal qui dépasse la personne de Richard Magnidet. La 10ᵉ mandature semble vouloir inscrire son action dans une logique de continuité : tirer les enseignements du passé tout en préparant les réponses aux nouveaux défis. L’autorégulation ne se transmet pas uniquement par des textes. Elle se nourrit aussi de la mémoire de ceux qui l’ont exercée.

Pour Thanguy Agoï et son équipe, les conseils recueillis auprès de l’ancien dirigeant constituent désormais un premier repère. Reste à transformer cette expérience en décisions, en actions et en résultats. Car, au terme de cette rencontre, une conviction semble s’imposer : dans une profession confrontée à de nouvelles exigences, la relève n’a pas vocation à effacer la mémoire. Elle doit s’en servir pour avancer.

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