L’émotion a laissé place à la stupeur, puis à une joie indescriptible. Dans la commune d’Avrankou, un sexagénaire annoncé mort s’est réveillé au moment précis où ses proches s’apprêtaient à le conduire à sa dernière demeure.
En effet, c’est une scène digne d’un scénario de film que les habitants du quartier de Gbozounmè, à Avrankou, ne sont pas près d’oublier. Tout commence le vendredi 3 juillet 2026, aux alentours de 22 h 30, lorsqu’un sexagénaire de confession musulmane est officiellement annoncé mort par son entourage.
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De l’annonce du décès au réveil inattendu
Conformément aux exigences et à la rapidité des rites funéraires islamiques, la famille s’organise immédiatement : elle lave la dépouille avec respect et l’enveloppe dans son linceul traditionnel. Quelques heures plus tard, au petit matin du samedi 4 juillet, vers 6 heures, la concession familiale se remplit jusqu’à saturation. Les visages se ferment, les larmes coulent et l’assistance procède à l’ultime prière des morts avant l’inhumation. C’est alors que l’irréel se produit.
Contre toute attente, l’homme reprend brusquement connaissance. Sortant de la chambre où il reposait, le sexagénaire se lève, quitte son linceul et marche vers l’extérieur, sous les yeux ébahis des personnes présentes.
« Tout le monde était en pleurs et se préparait pour la prière des morts. Quand il s’est réveillé, certains ont cru à un miracle, d’autres ont eu la peur de leur vie », confie un témoin.
De la panique à l’explosion de joie
Dans un premier temps, l’apparition du « défunt » au grand jour provoque un mouvement de panique et une immense surprise. Mais rapidement, une fois la frayeur passée, c’est un soulagement général et une explosion de joie qui s’emparent de Gbozounmè. Constatant que l’homme est bel et bien vivant, ses proches l’ont immédiatement pris en charge afin qu’il reçoive les soins médicaux requis après cette éprouvante et longue léthargie.
Quand la médecine explique le « miracle »
Derrière ce que certains qualifient déjà de « miracle » à Avrankou, la médecine y voit plutôt un cas spectaculaire de catalepsie ou de coma léthargique profond. Dans cet état, les fonctions vitales (pouls, respiration) ralentissent à un point tel qu’elles deviennent presque indétectables sans outils médicaux avancés. Un phénomène rare, accentué ici par la rapidité des rituels de sépulture, qui rappelle l’importance cruciale d’une certification médicale rigoureuse avant toute inhumation.



