Cotonou, 14 février 2025 — Par un geste entrepreneurial audacieux, la Société Béninoise de Boissons Rafraîchissantes (SOBEBRA) a dévoilé hier son ultime création : Valmont. Bien plus qu’un simple breuvage, cette potion contemporaine incarne une fusion transcontinentale du savoir-faire espagnol marié à l’embouteillage béninois. Une symbiose où la géopolitique des goûts rencontre l’ingéniosité locale.
Ergonomie et œnologie : le credo d’une bouteille-révolution
Valmont se drape dans un flacon de 50 cl à la silhouette ergonomique, coiffé d’une capsule libératrice, clin d’œil aux vies trépidantes. Commercialisé dans un réseau de 400 échoppes à travers le Bénin, son prix, fixé à 1.000 FCFA, en fait un élixir démocratique. Mais son génie réside dans une consigne œnologique : servir entre 16 et 18°C pour exalter ses tanins robustes. Une précision thermique qui transforme chaque gorgée en exercice d’équilibriste sensoriel.
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Par ailleurs, lors d’une conférence de presse protocolaire, un triumvirat dirigeant a présenté l’opus :
– Alain Heraibi, Directeur Général, chef d’orchestre stratégique ;
– Landry Diambra, Directeur Commercial et Marketing, architecte des marchés
– Rodolphe Adanzounon, Directeur des Relations Extérieures, diplomate des réseaux
Ce quatuor institutionnel a souligné une philosophie : transcender le liquide pour toucher à l’essence même de l’accessibilité.
De la chaîne de production à la chaîne de valeur : un pacte qualitatif
Avec Valmont, la SOBEBRA réaffirme son serment à la qualité traçable. Chaque bouteille, bien que conçue sous influence ibérique, porte l’ADN industriel béninois, preuve que la mondialisation peut être un pont, non un effacement. L’entreprise promet une « libation démocratisée » : des usines de Bohicon aux échoppes de Natitingou, aucun palais ne sera laissé en soif.
Économiques : quand la bouteille devient manifeste ?
En plus, derrière le vernis marketing se cache un manifeste économique. Valmont n’est pas qu’une boisson : c’est un étendard de la capacité béninoise à domestiquer les technologies étrangères. En maîtrisant l’embouteillage local, la SOBEBRA esquisse ainsi une autonomie industrielle : chaque capsule vissée est un défi à la dépendance importatrice.
Le paradoxe des tanins : force et fragilité
Les tanins puissants, clou gustatif de Valmont, symbolisent cette dualité. À la fois rempart contre la fadeur et invitation à la modération (servir trop froid les anesthésies), ils rappellent que l’audace doit s’accompagner de mesure, philosophie que la SOBEBRA semble appliquer à sa croissance.
La gueule de bois des géants étrangers
En lançant Valmont, la SOBEBRA ne se contente pas d’élargir sa gamme : elle plante un drapeau dans le paysage concurrentiel ouest-africain. Les multinationales observeront-elles cette ascension d’un œil inquiet ? Une chose est sûre : à Cotonou comme à Parakou, les bulles de Valmont pourraient bien faire mousser bien plus que des verres, peut-être une fierté nationale réinventée, un soda à la saveur de souveraineté. Ainsi, chaque bouteille décapsulée sonne comme un mini-coup de tonnerre : au Bénin, l’industrie locale n’est plus une fable, mais une effervescente réalité.




