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Malanville : la police déjoue le convoyage clandestin de dix mineurs béninois

À Malanville, la police frontalière a mis en échec le convoyage clandestin de dix mineurs béninois vers le Niger. Le…

À Malanville, la police frontalière a mis en échec le convoyage clandestin de dix mineurs béninois vers le Niger. Le recruteur les destinait à des travaux champêtres, mais les forces de l’ordre ont pris en charge les enfants et ont incarcéré le suspect.

 Le jeudi 25 juin 2026, le commissariat frontalier de Police de Malanville a intercepté, juste au niveau du fleuve Niger, un groupe de dix mineurs béninois âgés de seulement 6 à 15 ans. Sans aucune autorisation parentale, ces enfants – dont la plupart sont des élèves – s’apprêtaient à traverser la frontière pour rejoindre Gaya, au Niger.

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Du recrutement aux champs : les rouages de l’interception

Selon les premiers éléments de l’enquête policière, le profil du passeur présumé dévoile une filière de recrutement agricole parfaitement huilée. Derrière l’apparence banale d’un cultivateur étranger infiltré à Banikoara, se cache un réseau organisé visant à exploiter une main‑d’œuvre infantile vulnérable. Interrogé à Malanville, le convoyeur a tenté de masquer la réalité en évoquant de simples « vacances scolaires » à Gaya. Mais ce mensonge s’est effondré dès la prise de parole des enfants : unanimes, les jeunes victimes ont révélé qu’elles étaient déplacées pour être enrôlées dans des travaux champêtres.

Justice et protection sociale activées

Face à la gravité des faits, les institutions étatiques ont réagi sans délai. Informé de la situation, le Procureur de la République a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire formelle. Les forces de l’ordre ont immédiatement arrêté le suspect et l’ont placé sous la responsabilité du commissariat d’arrondissement de Malanville pour la suite des investigations.

Dans le même temps, les autorités ont mobilisé l’urgence autour de la protection et du suivi psychologique des jeunes rescapés. Elles ont confié les dix enfants au Guichet unique de protection sociale (Gups) de Malanville, afin de leur garantir une prise en charge adaptée et d’organiser leur retour sécurisé dans leurs familles.

Cette affaire illustre avec force les défis permanents que les pays de la sous‑région affrontent pour verrouiller des frontières poreuses et protéger les mineurs contre l’exploitation économique, particulièrement lors des congés scolaires et des campagnes agricoles.

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