Porto‑Novo, 7 août 2026 — En pleine nuit, quelques centaines de mètres ont suffi pour transformer un accident de la circulation en un important sinistre. Dans le quartier Avakpa, à Porto‑Novo, le renversement d’un camion transportant des produits pétroliers de contrebande a déclenché, dans la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 août 2026, un incendie qui s’est propagé sur près de 500 mètres.
Le camion s’est renversé sur la chaussée, à proximité de l’agence Moov Africa, dans le secteur situé entre la Banque Atlantique et l’Université Adonaï. Le déversement des produits inflammables a rapidement favorisé la propagation des flammes.
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Le feu a ensuite suivi les caniveaux et atteint les abords de l’UB‑PHARMA, avant de poursuivre sa course vers les bas‑fonds. Sa trajectoire, décrite en forme de « L », a exposé plusieurs installations et biens situés dans cette zone.
Face à l’ampleur du sinistre, l’Agence béninoise de Protection civile (ABPC) a engagé ses équipes opérationnelles pour contenir les flammes et sécuriser le secteur.
L’intervention a nécessité des renforts, notamment des équipes du Centre communal de la Protection civile de Sodjèatinmey et de Pobè. Les secours ont adapté leur dispositif à la nature particulière de l’incendie, provoqué par des produits pétroliers.
Les équipes ont finalement maîtrisé le feu à l’aide de deux lances Q2 avec option mousse, avant de procéder à son extinction complète.
Le bilan humain reste, à ce stade, particulièrement favorable au regard de la violence du sinistre : aucun décès ni blessé n’a été enregistré. Les dégâts matériels sont en revanche considérables. Trois véhicules appartenant à l’UB‑PHARMA et un tricycle ont été entièrement détruits par les flammes.
Cet incident rappelle surtout la vulnérabilité des zones urbaines lorsqu’elles se trouvent confrontées à des produits hautement inflammables. En effet, un simple accident de camion a rapidement changé d’échelle, le carburant déversé servant de vecteur à la progression du feu jusque dans les réseaux d’évacuation des eaux.
Par ailleurs, l’événement remet en lumière les dangers associés au transport, au stockage et à la manipulation clandestine des produits pétroliers. La propagation du feu sur plusieurs centaines de mètres montre également la difficulté pour les secours de contenir rapidement un sinistre lorsque les hydrocarbures atteignent les caniveaux et les zones basses.
L’ABPC appelle ainsi à la vigilance et à une réaction immédiate face à toute situation présentant un risque d’incendie ou d’explosion.
À Avakpa, l’intervention rapide des secours aura permis d’éviter un bilan humain plus lourd. Cependant, les véhicules détruits et l’étendue du périmètre touché témoignent de la puissance d’un incendie dont le point de départ n’était, au départ, qu’un accident de la route.
À Avakpa, la nuit a rappelé avec force qu’un simple accident peut embraser toute une ville. Si les secours ont évité le pire, l’ampleur des dégâts souligne une vérité implacable : tant que les produits pétroliers circuleront clandestinement au cœur des zones urbaines, chaque camion renversé restera une bombe à retardement pour les populations.
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