La découverte d’un cadavre non identifié au fond d’un puits ouvert à Natitingou relance le débat sur la négligence immobilière. En effet, ce drame souligne les dangers liés aux terrains vagues non entretenus et pousse les services de secours à exiger des mesures coercitives immédiates contre les propriétaires de chantiers à l’abandon.
Une opération de récupération complexe
Les secouristes de la Protection Civile de la Donga ont affronté des conditions extrêmes pour remonter la victime, retrouvée dans un état de décomposition avancée sur une propriété privée non bâtie. L’équipe, sous la supervision de l’adjudant Yoro Gado, a dû déployer un système de levage technique pour descendre à dix mètres sous terre dans un conduit ne dépassant pas un mètre de large.
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Ainsi, cette extraction en milieu confiné a requis une précision absolue pour ramener la dépouille à la surface en toute sécurité. Les autorités locales et un médecin légiste ont immédiatement pris en charge le corps afin d’initier les procédures d’identification et de déterminer les causes du décès, qui demeurent inexpliquées.
Au‑delà de l’intervention technique, cet incident pointe du doigt un risque structurel récurrent dans la région. Les excavations laissées béantes, les puits désaffectés et les fosses septiques à ciel ouvert prolifèrent sur les parcelles en attente de construction. De ce fait, ces infrastructures se fondent dans le paysage et se transforment en trappes invisibles, particulièrement redoutables la nuit ou dans les zones broussailleuses. Les piétons, les enfants et les personnes âgées en sont les premières victimes potentielles au quotidien.
L’urgence d’une politique de prévention stricte
Face à l’omniprésence de ces menaces, les autorités de secours durcissent leur discours et dénoncent une inaction coupable. Elles somment donc les propriétaires terriens, les entrepreneurs et les élus locaux d’assumer leurs responsabilités civiles. Condamner un accès ou sceller une ouverture par une dalle de béton constitue un investissement mineur au regard des vies humaines en jeu. La Protection Civile affirme que la complaisance face aux ouvrages non barricadés doit cesser, rappelant qu’attendre le prochain accident fatal pour sécuriser un site relève de la pure négligence.
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