PORTO‑NOVO, 19 août 2026 — La préservation de l’expérience accumulée au sommet de l’État s’impose désormais comme un chantier prioritaire pour la représentation nationale au Bénin. Reçu en audience le 18 août au Palais des Gouverneurs par le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, le président de la 6ᵉ mandature de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Rémi Prosper Moretti, a formellement plaidé pour l’instauration d’un accompagnement structuré et d’un statut renforcé en faveur des anciennes personnalités ayant dirigé les institutions républicaines.
Capitaliser sur l’expertise pour consolider la démocratie
L’initiative portée par la HAAC dépasse la simple visite protocolaire. En effet, en invitant le Parlement à se pencher sur la situation des anciens dignitaires, Rémi Prosper Moretti pose un diagnostic de fond : la rupture brutale avec les anciens cadres de l’État prive la République d’une mémoire institutionnelle précieuse. Les dirigeants ayant conduit les organes constitutionnels possèdent un savoir‑faire critique, indispensable pour stabiliser les processus démocratiques et guider les nouvelles générations de décideurs.
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Dans cette optique, la création d’un cadre d’accompagnement dédié ne relève pas du privilège, mais d’une stratégie de continuité républicaine. En saisissant le président Joseph Djogbénou, la HAAC pousse le pouvoir législatif à transformer la solidarité institutionnelle en un levier d’action publique pérenne.
Un signal de cohésion entre les pouvoirs
Accompagné du rapporteur Ali Camarou, le chef de l’organe de régulation des médias a profité de cet échange pour saluer la dynamique des travaux parlementaires en cours. Ainsi, cette démarche conjointe illustre une synergie étroite entre le Parlement et les institutions indépendantes. En plaçant la reconnaissance des serviteurs de l’État au cœur de l’agenda politique, les dirigeants béninois envoient un signal clair : la consolidation de l’État de droit passe autant par le respect de ses fondations humaines que par le vote des lois.
En somme, cette démarche consacre une vision stratégique : faire de l’expérience des anciens dirigeants un socle vivant de la République. Transformer la mémoire des institutions en ressource active, c’est affirmer que la démocratie béninoise se consolide autant par la transmission des savoirs que par l’innovation législative.



