Cotonou, 18 septembre 2026 — Le Centre hospitalier international de Calavi (CHIC) vient de franchir une étape majeure dans le développement des soins cardiovasculaires au Bénin. L’établissement a réalisé avec succès sa première coronarographie par voie fémorale, une procédure qui permet d’explorer directement les artères coronaires afin de détecter un éventuel rétrécissement ou une obstruction.
Des spécialistes béninois ont réalisé l’intervention, en présence du ministre de la Santé, le professeur Benjamin Hounkpatin. Cette avancée renforce les capacités du pays en matière de diagnostic des maladies coronariennes et ouvre de nouvelles perspectives pour leur prise en charge sur place.
La coronarographie est un examen d’imagerie qui permet d’examiner les artères coronaires, les vaisseaux qui approvisionnent le muscle cardiaque en sang. Elle permet notamment d’identifier une artère rétrécie ou obstruée, en particulier lorsqu’une maladie coronarienne est suspectée.
Pour réaliser l’examen par voie fémorale, le cardiologue introduit un cathéter, tube très fin et souple, dans l’artère fémorale au niveau de l’aine. Il guide ensuite ce dispositif à travers les vaisseaux sanguins jusqu’au cœur. Cette voie d’abord permet aux médecins d’atteindre les artères coronaires sans pratiquer de chirurgie ouverte.
Une fois le cathéter positionné, le praticien injecte un produit de contraste dans les artères coronaires. Des images obtenues grâce aux rayons X permettent alors de suivre la circulation du sang et de repérer d’éventuelles anomalies.
Le cardiologue peut ainsi évaluer avec précision l’état des vaisseaux et orienter la suite de la prise en charge en fonction des résultats obtenus. Le personnel médical réalise la procédure dans un environnement spécialisé et assure une surveillance attentive du patient. Il utilise généralement une anesthésie locale au niveau du point d’introduction du cathéter.
La réalisation de cette première coronarographie par voie fémorale constitue avant tout une avancée dans l’offre de soins spécialisés au Bénin. Elle renforce les capacités de diagnostic des maladies coronariennes et contribue au développement de la cardiologie interventionnelle dans le pays. Elle peut également réduire, pour certains patients, le recours à des prises en charge à l’étranger, notamment lorsque le CHIC dispose des équipements et des compétences nécessaires pour réaliser les explorations cardiovasculaires indiquées.
Cette intervention souligne aussi l’importance de développer les compétences locales et de faciliter l’accès à des équipements médicaux spécialisés.Pour le système de santé béninois, l’enjeu consiste désormais à consolider ces acquis, à garantir la disponibilité des technologies nécessaires et à renforcer durablement les équipes capables de prendre en charge les pathologies cardiovasculaires. Avec cette première expérience, le CHIC ajoute une nouvelle procédure spécialisée à son dispositif de soins et franchit une étape supplémentaire dans le développement de la cardiologie moderne au Bénin.
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