À Bantè, la police attendait des munitions et a trouvé 1 031 boules de chanvre indien. Dans la nuit du 10 au 11 octobre, un renseignement venu de Bassila a conduit les policiers de Bantè à intercepter un minibus. Deux Togolais, au volant d’un véhicule chargé de cannabis, attendent désormais d’être présentés au procureur.
La cargaison que les policiers de Bantè espéraient saisir n’était pas celle qu’ils ont découverte. Dimanche 11 octobre 2026, vers 1 heure du matin, ils ont immobilisé un minibus Mazda sur le corridor routier de la commune, persuadés d’y trouver des munitions. Ils y ont finalement découvert des sacs de chanvre indien et arrêté ses deux occupants, des Togolais.
L’affaire débute au commissariat d’arrondissement de Bassila. Ses policiers signalent à leurs collègues de Bantè un véhicule suspect, soupçonné de transporter une importante quantité de munitions de calibre 12. La chaîne de commandement prend l’information au sérieux. Le commissaire de Bantè ordonne aussitôt une mission de contrôle sur l’axe concerné.
Les policiers déploient ensuite un dispositif d’interception sur la route. Le minibus tente de leur échapper, mais la poursuite s’achève au barrage. À bord, deux hommes d’une quarantaine d’années, originaires de Kouloumbé, au Togo, sont contraints de s’arrêter et de descendre du véhicule.
Du cannabis dissimulé sous la sciure
La fouille du véhicule déjoue les attentes des enquêteurs. Ces derniers ne mettent la main sur aucune munition. Ils découvrent en revanche 1 031 boules de chanvre indien, réparties dans onze sacs de jute de cent kilos chacun.
Les deux hommes avaient glissé de la sciure, des copeaux et des écorces d’arbres dans les sacs afin de masquer l’odeur du cannabis et de tromper la vigilance des contrôles. Toutefois, le procédé n’a pas résisté à l’examen des policiers.
Lors de son audition, l’un des suspects a reconnu les faits. Il a expliqué avoir chargé la marchandise à Aworo, dans la commune de Bassila, avant de la livrer à Kétou, dans le département du Plateau. Les enquêteurs ont ainsi reconstitué le trajet du véhicule, de son point de départ jusqu’à sa destination prévue.
La saisie ne livre pas les munitions annoncées, mais elle prive les deux hommes de leur liberté et de leur cargaison. Les convoyeurs doivent désormais répondre de leurs actes devant le procureur de la République. La police affirme poursuivre sa pression sur les réseaux de trafic et veiller à la sécurité des personnes et des biens.
Finalement, cette saisie rappelle toutefois que les réseaux de trafic adaptent constamment leurs méthodes de dissimulation, obligeant les forces de sécurité à renforcer leurs contrôles sur les axes routiers.
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