Le lundi 26 octobre 2026, le gouvernement a donné le coup d’envoi de la session d’automne du Certificat de qualification aux métiers (CQM) au Lycée technique professionnel Coulibaly de Cotonou. Avec cette initiative, il matérialise une ambition stratégique : structurer l’économie informelle pour en faire un moteur de compétitivité nationale. Par ailleurs, cette évaluation d’envergure nationale rassemble plus de 40 000 aspirants à travers 139 filières professionnelles, illustrant ainsi la volonté des autorités d’élever les savoir-faire locaux aux standards internationaux d’employabilité et de promouvoir le label « Made in Benin ».
L’inclusion sociale comme pilier de la modernisation économique
L’organisation de cet examen sur 1 117 sites répartis dans 109 centres témoigne de la décentralisation efficace du dispositif. L’édition 2026 se distingue également par une démarche d’intégration citoyenne particulièrement marquée : les centres accueillent 192 candidats en situation de handicap ainsi que 107 personnes détenues dans les établissements pénitentiaires du pays. Cette diversité des profils est illustrée de manière frappante par la participation d’un maire en exercice dans la section boucherie : un exemple qui symbolise le décloisonnement des parcours et l’attractivité nouvelle des certifications professionnelles auprès des décideurs locaux.
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Une rigueur évaluative pour crédibiliser le « Made in Benin »
Sous la supervision de la présidence de la Chambre de métiers de l’artisanat (CMA-Bénin), cette septième édition rénovée consolide un cadre normatif rigoureux. Les évaluateurs garantissent ainsi la délivrance de parchemins adossés exclusivement à la maîtrise effective de compétences techniques vérifiées. Pour l’exécutif béninois — représenté par un collège ministériel regroupant l’Emploi, l’Enseignement technique et l’Enseignement secondaire —, la valeur du certificat repose sur l’exclusion de toute forme de laxisme, condition indispensable pour instaurer la confiance des investisseurs et des consommateurs envers la production nationale.
L’artisanat, moteur d’auto-emploi et de réintégration républicaine
Par ailleurs, les pouvoirs publics conçoivent cette démarche certifiante comme un tremplin direct vers l’autonomie financière et l’entrepreneuriat durable. À travers la formalisation de talents diffus en compétences reconnues et quantifiables, le Bénin renforce l’insertion des jeunes sur le marché du travail et réduit le sous-emploi structurel. Cette politique de valorisation des corps de métiers dynamise ainsi le tissu microéconomique local tout en offrant des perspectives concrètes de réinsertion socioprofessionnelle aux populations marginalisées, confirmant le rôle central de l’apprentissage dans le développement du pays.




