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Krakè-Plage : près 973,65 kg de chanvre indien saisie dans un dépôt clandestin

Une discrète habitation en bord de mer cachait un trafic d'une ampleur insoupçonnée. À Krakè-Plage, dans le département de l'Ouémé,…

Une discrète habitation en bord de mer cachait un trafic d’une ampleur insoupçonnée. À Krakè-Plage, dans le département de l’Ouémé, la Police républicaine a porté un coup sévère aux réseaux de stupéfiants en découvrant près d’une tonne de chanvre indien soigneusement dissimulée dans un dépôt clandestin. Une opération qui met en lumière les nouvelles méthodes employées par les trafiquants pour utiliser les voies maritimes comme couloirs d’acheminement.

Le décor ne laissait rien présager. Construite en matériaux précaires et implantée à proximité immédiate du littoral, la bâtisse semblait anodine. Pourtant, derrière cette apparente discrétion se cachait l’un des plus importants stocks de chanvre indien récemment découverts dans cette zone frontalière.

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Lors d’une opération menée jeudi 23 juillet 2026, les éléments du Commissariat frontalier de police de Krakè-Plage, engagés dans la lutte contre le trafic de produits psychotropes, ont investi les lieux. La fouille, réalisée en présence des autorités locales, a rapidement révélé l’ampleur du dispositif.

Sous plusieurs couvertures étaient soigneusement entreposés 25 grands sacs renfermant des boules de chanvre indien. Le poids total de la cargaison atteint 973,65 kilogrammes, soit près d’une tonne de drogue prête à alimenter les circuits clandestins.

Un dépôt équipé pour un trafic organisé

Au-delà de la drogue, les policiers ont découvert un important matériel laissant penser à une organisation logistique bien structurée.

La perquisition a permis de saisir 1 506 000 nairas, 20 sacs de poudre de plâtre de 40 kilogrammes, 21 seaux de chaume, deux petits seaux contenant des produits de plâtre, 13 tables en plastique, deux moteurs hors-bord ainsi que divers autres effets.

Selon les premiers éléments recueillis par les enquêteurs, cette maison servait essentiellement de point de stockage. Les occupants ne s’y rendaient que pendant la nuit afin de limiter les risques d’être repérés.

Les investigations indiquent également que les suspects auraient transporté les produits et les équipements par voie maritime. Les trafiquants auraient pris soin de les conditionner de manière à les protéger de l’humidité durant leur acheminement.

Les enquêteurs aux trousses des responsables

Bien que les autorités n’aient encore annoncé aucune interpellation à ce stade, les enquêteurs poursuivent activement leurs investigations. Les forces de l’ordre ont déployé un dispositif afin d’identifier et d’appréhender les personnes impliquées dans ce réseau.

Les enquêteurs ont placé sous scellés les stupéfiants ainsi que l’ensemble des objets saisis, et engageront les procédures judiciaires prévues par la loi.

Un nouveau signal envoyé aux trafiquants

Par cette opération, la Police républicaine confirme sa volonté de renforcer la surveillance des zones côtières, devenues des itinéraires privilégiés pour certains réseaux criminels spécialisés dans le trafic de stupéfiants.

Les autorités rappellent également que la coopération des populations demeure un levier essentiel pour détecter les activités suspectes, faciliter les interventions des forces de sécurité et démanteler durablement les circuits clandestins qui exploitent les frontières maritimes.

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