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Bénin-Éthiopie : Rencontre Amori Brunet – Gedion Timothewos à l’UA

En marge du sommet ministériel de l'UA, la cheffe de la diplomatie béninoise Corinne Amori Brunet a rencontré son homologue…

En marge du sommet ministériel de l’UA, la cheffe de la diplomatie béninoise Corinne Amori Brunet a rencontré son homologue éthiopien Gedion Timothewos. Au menu : relance des accords bilatéraux et intérêt affiché de Cotonou pour le savoir-faire éthiopien en matière d’IA.

À Addis-Abeba, la diplomatie africaine s’active en coulisses. Alors que la 49ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine réunit pendant deux jours les chefs de la diplomatie du continent, le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, a multiplié les tête-à-tête bilatéraux. Parmi eux, un échange particulièrement suivi : celui avec la ministre béninoise des Affaires étrangères, Corinne Amori Brunet, dont la nomination en mai dernier par le président Romuald Wadagni avait marqué les débuts diplomatiques d’une ancienne ambassadrice du Bénin en France.

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Cotonou et Addis-Abeba, une relation à réactiver

Les discussions entre les deux ministres ont porté sur des moyens concrets de consolider les relations bilatérales et d’élargir la coopération à de nouveaux secteurs d’intérêt commun. Loin des formules protocolaires, l’échange a surtout été l’occasion de faire le point sur les mécanismes de mise en œuvre des accords déjà signés entre les deux pays — une manière, pour les deux diplomaties, de transformer des engagements parfois restés lettre morte en actions tangibles.

La ministre Amori Brunet a exprimé l’intérêt du Bénin à s’inspirer de l’expérience éthiopienne en matière d’intelligence artificielle.

L’intelligence artificielle, nouveau terrain de coopération

C’est sans doute le point le plus significatif de cette rencontre : le Bénin a formellement manifesté son souhait de tirer des enseignements du parcours éthiopien dans le domaine de l’intelligence artificielle. Addis-Abeba s’est en effet imposée ces dernières années comme un pôle technologique montant sur le continent, porté par des investissements publics dans la formation, la recherche et les infrastructures numériques. Pour Cotonou, engagé dans sa propre stratégie de transformation numérique, ce rapprochement pourrait ouvrir la voie à des partenariats techniques, des programmes de formation croisés ou des échanges d’expertise entre administrations.

Le contexte : pourquoi l’UA se réunit à Addis-Abeba

Le Conseil exécutif de l’Union africaine, qui rassemble les ministres des Affaires étrangères des États membres, prépare les décisions qui seront soumises au prochain sommet des chefs d’État. Cette session sert traditionnellement de cadre informel à de nombreuses rencontres bilatérales, les délégations profitant de leur présence commune à Addis-Abeba pour avancer sur des dossiers restés en suspens.

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Un ballet diplomatique élargi : le Zimbabwe aussi à l’agenda

Le chef de la diplomatie éthiopienne n’en est pas resté là. Il s’est également entretenu avec le ministre zimbabwéen des Affaires étrangères et du Commerce international, Amon Murwira. Les deux hommes ont réaffirmé la solidité de relations bilatérales anciennes, soulignant des positions communes sur les grands dossiers de l’Union africaine, le panafricanisme et plusieurs questions internationales. Ils ont également convenu de réunir prochainement une commission ministérielle mixte, chargée de donner corps aux accords de coopération conclus par le passé entre Addis-Abeba et Harare, dans des secteurs variés.

Ces deux rencontres, bien que de nature distincte, dessinent une même dynamique : celle d’une diplomatie éthiopienne qui multiplie les partenariats bilatéraux en marge des grands rendez-vous continentaux, pendant que des pays comme le Bénin cherchent activement à diversifier leurs alliances techniques et technologiques sur le continent.

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