La justice a ordonné l’arrestation d’un agent du service des affaires domaniales de Kandi et de son complice pour faux et usage de faux. En effet, ce fonctionnaire a abusé de sa position pour escroquer 14 millions de francs CFA à un commerçant, exposant ainsi la vulnérabilité extrême du système d’enregistrement foncier de la commune.
Une tromperie de l’intérieur
Ainsi, l’opération frauduleuse a détourné les procédures de vérification institutionnelles. Un rabatteur a approché la victime pour lui vendre quatre parcelles en deux phases distinctes. Soucieux de sécuriser son investissement, le commerçant s’est rendu à la mairie afin de valider les titres fonciers. Or, l’acheteur ignorait qu’il confiait cette tâche d’authentification au véritable architecte de l’escroquerie. L’agent municipal a formellement certifié la légalité des documents et l’identité du vendeur fictif, utilisant l’autorité de l’administration pour convaincre la victime de débourser les fonds.
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Failles structurelles et poursuites judiciaires
Par la suite, les forces de sécurité ont appréhendé les deux suspects, désormais aux mains du procureur de la République. Au‑delà du préjudice financier, ce dossier met en lumière un problème systémique au sein de l’administration locale. En effet, la capacité d’un employé à valider des actes falsifiés sans aucune supervision hiérarchique révèle de graves manquements dans la gestion sécuritaire des archives domaniales. Cette affaire démontre que la concentration des pouvoirs de vérification entre les mains d’un seul individu ruine la crédibilité des services publics censés protéger les investissements des citoyens.
Vers une refonte des contrôles administratifs
Désormais, les autorités judiciaires doivent identifier l’origine exacte des faux documents. L’enquête établira si le fonctionnaire a détourné des imprimés officiels de la mairie pour donner l’apparence de la légalité à sa fraude. Pour la municipalité de Kandi, l’urgence dicte l’instauration immédiate d’un protocole de double vérification pour toutes les transactions foncières. Restaurer la confiance publique exigera non seulement des sanctions pénales sévères, mais également un audit complet des récentes attributions de parcelles afin d’évaluer l’étendue réelle de ces malversations.



