AGBANGNIZOUN, 12 octobre 2026 — La mort d’un deuxième instituteur en moins de quinze jours dans le département du Zou plonge la communauté éducative dans l’angoisse. Le jeune homme, âgé de 27 ans, a été emporté par les eaux alors qu’il se rendait à moto vers Klouékanmè, dans la commune d’Agbangnizoun.
Le drame s’est produit dans l’arrondissement de Sahè, au niveau d’un ponceau submergé par un cours d’eau au village d’Ahogbéya. Selon les premiers éléments disponibles, l’enseignant s’était arrêté pour apprécier la profondeur de l’eau avant de poursuivre sa route, en compagnie de sa conjointe.
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Emporté par le courant, il a disparu sous les yeux de cette dernière. Les habitants ont donné l’alerte, avant l’intervention des équipes de la protection civile, conduites par la capitaine Félicité Tchiguini, et des policiers du commissariat de Tavè. Les recherches se sont poursuivies jusque tard dans la nuit. Les équipes de secours ont repêché le corps de la victime vers 23 h 15.
Une série qui inquiète
Cette mort survient à peine deux semaines après un drame comparable survenu dans la commune voisine de Djidja. Le 28 septembre 2026, Wilfried Houngbadji, instituteur à l’École primaire publique d’Agonhohoun, avait également disparu avec son fils lors d’un déplacement à moto. Les secouristes ont retrouvé leurs corps le lendemain.
La répétition de ces accidents, impliquant deux enseignants du même département et des circonstances proches, alimente les interrogations parmi les riverains et les agents de l’Éducation nationale. Certains habitants évoquent désormais la nécessité d’une enquête approfondie afin d’établir avec précision les causes de ces tragédies successives.
Les autorités sous pression
Les services de santé, l’administration départementale et les forces de sécurité ont intensifié leur présence dans la zone. Les enquêtes administrative et policière se poursuivent pour reconstituer la chaîne des événements et déterminer les responsabilités éventuelles.
Dans les zones rurales du Zou, l’inquiétude gagne toutefois du terrain parmi les fonctionnaires affectés loin de leurs domiciles. La population réclame des réponses rapides ainsi que des mesures urgentes de sécurisation des passages à risque, afin d’éviter de nouveaux drames.



