COTONOU, 13 août 2026 — Un projet visant à doter le Bénin de sa propre infrastructure de résolution des litiges commerciaux a reçu mercredi un appui institutionnel de premier plan. En effet, la professeure Dandi Gnamou, présidente de la Haute Cour de Justice du Bénin, a officiellement salué l’initiative visant à créer le Centre international d’arbitrage de Cotonou (CIAC).
Lors d’une audience tenue le 12 août au siège de l’institution, Mme Gnamou a reçu Marie Laurence Mondukpè Yelouassi, chercheuse et doctorante en droit international et en arbitrage d’investissement à l’Université Paris 12 (UPEC – Paris-Sorbonne Cité).
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Une alternative juridique pour le secteur privé
À cette occasion, Mme Yelouassi a présenté les contours stratégiques de la mise en place du CIAC, un projet couplé à la création de l’Association béninoise d’arbitrage international (ABAI). Par ailleurs, ces deux structures ont pour vocation de structurer la pratique de l’arbitrage dans le pays et d’offrir aux acteurs économiques une alternative locale aux juridictions étatiques pour le règlement de leurs contentieux.
« J’ai tenu à féliciter les porteurs de cette initiative, qui ambitionne de contribuer au développement et au rayonnement de l’arbitrage international au Bénin », a déclaré la présidente de la Haute Cour de Justice à l’issue de la rencontre.
En effet, la création d’un centre d’arbitrage nécessite de répondre à des standards internationaux stricts pour garantir l’impartialité et attirer la confiance des investisseurs étrangers.
C’est pourquoi, s’exprimant également avec sa casquette d’universitaire, Mme Gnamou a indiqué avoir conseillé la porteuse du projet sur les obstacles potentiels liés à la mise en œuvre de ces institutions juridiques.
« J’ai partagé avec Mme Yelouassi quelques réflexions sur les défis, les exigences et les conditions nécessaires à la réussite d’une telle entreprise », a précisé la professeure Gnamou.
Gage de son intérêt pour le développement du droit des affaires au niveau national, la présidente de la Haute Cour a confirmé qu’elle soutiendrait la démarche dans ses prochaines phases. « Je lui ai assuré ma disponibilité à accompagner intellectuellement ce projet », a-t-elle conclu.
L’établissement effectif du CIAC pourrait, à terme, permettre à Cotonou de se positionner comme une place juridique compétitive dans la sous-région ouest-africaine.
Suivez l'information en direct sur notre chaîne WHATSAPP